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Claude Extended Thinking désigne la capacité de Claude à réfléchir avant de répondre : le modèle déroule un raisonnement, vérifie ses étapes, puis rédige. Lancée en février 2025 sous la forme d’un interrupteur, cette fonction a changé de nature. Sur les modèles récents, Claude décide lui-même s’il doit réfléchir et combien, et votre réglage principal s’appelle désormais l’effort. Ce guide explique ce qui a changé, où se trouvent les réglages dans l’application, dans Claude Code et dans l’API, quel niveau choisir selon la tâche, ce que cela coûte et ce que vaut le raisonnement affiché.
Si vous découvrez l’outil, commencez par notre guide complet de Claude. Pour savoir quels modèles sont inclus dans chaque abonnement, voyez notre article sur les offres de Claude.
En bref
Vos équipes utilisent Claude sans toucher à ces réglages ? Notre formation à l’IA générative pour apprendre à doser l’effort de vos assistants part de vos tâches réelles.
Anthropic a présenté la réflexion étendue le 24 février 2025, avec Claude 3.7 Sonnet. L’annonce de l’époque insiste sur un point : le modèle reste le même. On lui accorde seulement plus de temps et plus d’effort pour parvenir à une réponse. L’utilisateur activait un interrupteur, le développeur fixait un nombre maximal de tokens à consacrer au raisonnement.
Février 2025 : le budget manuel. Vous décidez quand Claude réfléchit et combien. Ce mode existe encore sur Claude Haiku 4.5 et sur les modèles 4.5, avec un budget minimal de 1 024 tokens.
Février 2026 : la réflexion adaptative. Avec Claude Opus 4.6 (5 février) et Sonnet 4.6 (17 février), le modèle choisit lui-même. Le budget manuel devient obsolète sur ces deux modèles, tout en restant accepté.
Depuis avril 2026 : l’adaptatif seul. La documentation précise que Claude Opus 4.7, sorti le 16 avril, et les modèles suivants refusent le budget manuel : la requête renvoie une erreur 400. Sur Sonnet 5 (30 juin) et Opus 5 (24 juillet), la réflexion est active par défaut. Sur Opus 5.5 (22 septembre), Sonnet 5.5 (28 septembre) et Fable 5.1 (1er septembre), l’API n’accepte plus de la couper.
La page consacrée à la réflexion adaptative le formule ainsi : le modèle évalue chaque demande et décide lui-même s’il doit réfléchir et dans quelle mesure. La décision se prend message par message. Dans une même conversation, une question simple peut recevoir une réponse immédiate et la suivante déclencher un raisonnement long.
Pour vous, la question a donc changé. Vous n’avez plus à vous demander s’il faut activer la réflexion. Vous choisissez quel niveau d’effort demander.
L’effort indique à Claude combien de travail investir dans sa réponse. Il agit sur la fréquence et la profondeur de la réflexion, mais aussi sur la longueur du texte et, quand Claude utilise des outils, sur le nombre d’appels.
La page d’aide décrit les niveaux ainsi :
| Niveau | Ce qu’en dit Anthropic |
|---|---|
| Low et Medium | Conviennent aux tâches courantes et ménagent votre quota |
| High | Le meilleur équilibre d’ensemble entre qualité et vitesse |
| Extra high | Conçu pour les longues tâches de code et les travaux menés en autonomie, avec un raisonnement plus poussé que High sans le coût de Max |
| Max | L’option la plus complète, pour les tâches qui exigent le raisonnement le plus profond |
Trois précisions évitent les malentendus.
L’effort est une indication. La documentation sur l’effort parle d’un signal de comportement, sans budget strict. À un niveau bas, Claude réfléchit encore sur un problème difficile, simplement moins qu’il ne le ferait à un niveau élevé.
Le niveau par défaut dépend du modèle. La plupart des modèles démarrent sur High. Claude Opus 5.5 démarre sur Medium. Dans l’application, le niveau recommandé pour le modèle choisi porte la mention « Default ».
Tous les modèles n’offrent pas les cinq niveaux. Opus 4.6 et Sonnet 4.6 n’ont pas le niveau Extra high, par exemple.
Tout passe par le menu du modèle, placé à côté du bouton d’envoi. Il regroupe trois réglages : le modèle, l’effort et la réflexion.
Le modèle et le niveau sélectionnés restent affichés près du bouton d’envoi, ce qui permet de vérifier d’un coup d’œil avec quoi vous travaillez.
Sur les modèles qui le permettent, le même menu contient un interrupteur nommé « Thinking » ou « Extended ». Passez la souris sur « Effort » pour le faire apparaître. Sur Claude Sonnet 5.5, Opus 5.5, Fable 5.1 et Opus 5, cet interrupteur n’est pas proposé : la réflexion fait partie du fonctionnement du modèle.
Quand Claude réfléchit, un indicateur « Thinking » s’affiche avec un minuteur. Une fois la réponse arrivée, une section dépliable placée au-dessus du texte donne un résumé de la démarche suivie.
Les libellés cités ici sont ceux de l’aide en anglais. Ils peuvent apparaître traduits selon la langue de votre interface.
Anthropic cite les situations où une réflexion poussée apporte le plus : calculs et démonstrations mathématiques, problèmes de programmation difficiles, planification complète d’un projet, analyse détaillée de documents, problèmes techniques en plusieurs étapes. Pour les tâches de tous les jours, la même page indique que les réglages par défaut conviennent.
À partir de ces indications, voici des repères de départ. Ce sont les nôtres, à ajuster selon vos résultats.
| Tâche | Niveau de départ | Pourquoi |
|---|---|---|
| Reformuler, traduire, trier une liste | Low | La réponse ne demande pas de raisonnement |
| Rédiger un e-mail, résumer une réunion | Medium ou défaut | Tâche courante, délai court |
| Rédiger un rapport structuré | Défaut du modèle | Le plan et la cohérence comptent |
| Analyser un contrat ou un cahier des charges | High | Plusieurs clauses à croiser |
| Bâtir un plan avec des contraintes qui s’opposent | High | Les arbitrages doivent être explicites |
| Vérifier un calcul en plusieurs étapes | High | Une erreur intermédiaire fausse tout |
| Mener une longue tâche de code | Extra high | Niveau prévu pour cet usage |
| Problème resté sans solution aux niveaux précédents | Max | En dernier recours, après essai |
Deux habitudes rendent ce tableau utile.
Monter d’un cran avant de changer de modèle. Si la réponse est superficielle, relancez la même demande un niveau plus haut. Vous saurez vite si le problème venait de l’effort ou de la consigne.
Redescendre quand la tâche redevient simple. Un niveau élevé laissé actif toute la journée use votre quota sur des demandes qui n’en avaient pas besoin.
La documentation de Claude Code ajoute une mise en garde sur le niveau Max : son rendement peut décroître et il est sujet à la sur-réflexion. Elle conseille de le tester avant de l’adopter largement.
La réflexion travaille sur ce que vous lui donnez. Quatre gestes améliorent le résultat, quel que soit le niveau d’effort.
Donner tout le contexte d’entrée. Objectif, destinataire, contraintes, documents utiles : mieux vaut un message complet que cinq messages successifs. Chaque relance ajoute des tokens, et la réflexion repart sur une base incomplète.
Décrire le résultat attendu, sans dicter le chemin. « Compare ces trois scénarios sur le coût, le délai et le risque, puis recommande-en un » laisse au modèle le soin d’organiser son raisonnement. Une suite d’étapes imposées le bride sans garantie de mieux faire.
Demander une vérification. « Avant de conclure, contrôle tes calculs et signale les hypothèses fragiles » oriente une partie de la réflexion vers la relecture.
Préciser ce qui compte le plus. Sur un plan sous contraintes, indiquez laquelle prime en cas de conflit. Sans cette hiérarchie, Claude tranchera à votre place.
Voici un exemple construit pour illustrer la différence. Vous confiez à Claude un cahier des charges de quarante pages et demandez la liste des exigences qui se contredisent. À un niveau bas, attendez-vous à une réponse rapide qui relève les contradictions les plus visibles. À un niveau élevé, Claude prend plus de temps, croise des sections éloignées et vous indique pour chaque point les passages concernés. Le second résultat se relit plus facilement, à condition de vérifier les passages cités.
Les développeurs règlent l’effort depuis la session. D’après la documentation de Claude Code, la commande /effort sans argument ouvre un curseur, et /effort suivie d’un nom de niveau l’applique directement. /effort auto efface le niveau enregistré pour le modèle en cours.
Les valeurs par défaut diffèrent un peu de celles de l’application : Medium sur Opus 5.5 et Sonnet 5.5, Extra high sur Opus 4.7, High sur les autres modèles.
Quelques repères utiles :
ultrathink, placé n’importe où dans un message, demande un raisonnement plus poussé pour ce seul tour, sans modifier le réglage de la session ;Option+T sur macOS, ou Alt+T sur Windows et Linux, active ou coupe la réflexion pour la session, sauf sur Opus 5.5, Sonnet 5.5 et les modèles Fable ;Ctrl+O affiche le raisonnement, replié par défaut.Tous les tokens de réflexion générés sont facturés, que le raisonnement soit affiché ou non.
Pour les équipes techniques, la configuration s’est simplifiée. Deux paramètres suffisent sur les modèles récents :
python
response = client.messages.create(
model="claude-opus-5-5",
max_tokens=32000,
thinking={"type": "adaptive"},
output_config={"effort": "high"},
messages=[{"role": "user", "content": "Votre demande"}],
)Quatre points sont à connaître avant de migrer un code existant.
Il n’y a plus de budget de réflexion. Deux leviers bornent la dépense : max_tokens, plafond ferme qui couvre la réflexion et la réponse, et effort, qui oriente la part consacrée au raisonnement. À partir de High, la documentation recommande de relever max_tokens pour laisser de la place aux deux.
L’ancien format échoue sur les modèles récents. thinking: {"type": "enabled", "budget_tokens": N} renvoie une erreur 400 à partir d’Opus 4.7.
La réflexion ne se coupe pas partout. Opus 5.5 et Fable 5.1 refusent type: "disabled". Sonnet 5.5 le refuse aussi et propose à la place type: "between_tools", qui supprime la réflexion initiale.
Le texte du raisonnement n’est plus renvoyé par défaut. Sur les modèles récents, la page de référence sur la réflexion indique que le bloc de réflexion revient vide, sauf si vous demandez display: "summarized". Aucun réglage ne renvoie le raisonnement brut.
Où s’arrête cet article. Claude peut aussi réfléchir entre deux appels d’outils, en examinant chaque résultat avant de décider de la suite. Dès qu’un modèle enchaîne ainsi des actions de sa propre initiative, on entre dans le domaine des agents, traité dans notre formation aux agents IA.
Vous ne payez rien de plus, mais vous consommez votre quota plus vite. La page d’aide est explicite : un effort plus élevé produit des réponses plus fouillées, qui prennent plus de temps et utilisent plus de tokens, si bien que vous atteignez vos limites d’usage plus tôt. Sur un abonnement Pro, c’est le principal argument pour réserver les niveaux hauts aux demandes qui le méritent.
Les tokens de réflexion sont facturés comme des tokens de sortie. La grille tarifaire de l’API affiche, par million de tokens :
| Modèle | Entrée | Sortie | Réflexion |
|---|---|---|---|
| Claude Fable 5.1 | 10 $ | 50 $ | Adaptative, toujours active |
| Claude Opus 5.5 | 4 $ | 20 $ | Adaptative, toujours active |
| Claude Sonnet 5.5 | 2 $ | 10 $ | Adaptative |
| Claude Haiku 4.5 | 1 $ | 5 $ | Budget manuel |
Un calcul simple donne l’ordre de grandeur. Si une demande conduit Claude Opus 5.5 à produire 20 000 tokens de réflexion, cette part revient à 0,40 dollar (20 000 × 20 $ ÷ 1 000 000). La même quantité sur Sonnet 5.5 revient à 0,20 dollar. Le chiffre de 20 000 est un exemple : le volume réel dépend de la tâche et du niveau d’effort.
Un piège guette les équipes qui suivent leurs dépenses : vous payez le raisonnement complet et non le résumé affiché. Le nombre de tokens facturés ne correspond donc pas à ce que vous voyez dans la réponse. Le champ usage.output_tokens_details.thinking_tokens donne le volume réel.
La réflexion occupe de la place. La page de référence précise que le raisonnement du tour en cours compte dans la fenêtre de contexte et dans max_tokens. Sur les modèles Opus et Sonnet récents, les blocs de réflexion des tours précédents restent dans la conversation et sont alors facturés comme des tokens d’entrée. Une longue session menée à un niveau d’effort élevé se remplit donc plus vite qu’une session ordinaire. Quand le sujet change, ouvrez une nouvelle conversation.
Sur un traitement automatisé à fort volume, mesurez la consommation sur un échantillon à deux niveaux d’effort avant de généraliser.
Le raisonnement visible rend service : il montre par où Claude est passé, quelles hypothèses il a retenues, où il a hésité. Trois limites sont à garder en tête.
C’est un résumé. La documentation précise que le texte affiché résume le raisonnement complet et qu’il est produit par un autre modèle que celui que vous interrogez.
Sa fidélité n’est pas garantie. Dès l’annonce de 2025, Anthropic écrivait ne pas savoir avec certitude si le raisonnement affiché représente ce qui se passe réellement dans le modèle, celui-ci s’appuyant souvent sur des éléments qu’il ne mentionne pas.
Un raisonnement convaincant ne valide pas la réponse. Une démarche bien rédigée peut aboutir à un résultat faux. Sur un sujet juridique, financier ou médical, la relecture par une personne compétente reste nécessaire. Notre article sur les hallucinations de l’IA donne une méthode de vérification.
Dernier point pratique : sur les modèles récents, demander à Claude de recopier son raisonnement interne dans la réponse peut se solder par un refus.
Un document long à analyser. Contrat, appel d’offres, rapport d’audit : plus les passages à croiser sont éloignés, plus la réflexion aide Claude à tenir le fil. Rangés dans un projet Claude, les documents de référence restent disponibles d’une conversation à l’autre.
Un plan sous contraintes. Budget, délais, compétences disponibles, obligations réglementaires : quand les contraintes se contredisent, un effort élevé pousse le modèle à exposer ses arbitrages au lieu de dresser une liste.
Un calcul en chaîne. Prévision budgétaire, simulation de coûts, statistiques : une erreur à la deuxième étape fausse toutes les suivantes. Demandez les étapes intermédiaires et contrôlez-les.
Une rédaction longue. Pour un livre blanc ou un rapport, la réflexion sert surtout au plan. Nos prompts Claude pour la rédaction longue s’utilisent bien avec un niveau High.
Un problème de code qui résiste. C’est l’usage pour lequel le niveau Extra high a été conçu.
À l’inverse, une question factuelle, une reformulation ou un message court ne gagnent rien à un effort élevé. Vous attendez plus longtemps une réponse identique.
Le réglage se trouve en quelques clics. La difficulté est ailleurs : reconnaître les tâches qui méritent un niveau élevé, formuler la demande pour que la réflexion porte sur le bon problème, et relire le résultat avec le bon degré d’exigence. C’est ce que travaille notre parcours de formation IA générative centré sur le choix du modèle et du niveau d’effort, à partir des dossiers que vos collaborateurs traitent au quotidien.
Si vous hésitez encore entre deux assistants pour ces tâches exigeantes, notre comparatif Claude vs ChatGPT fait le point usage par usage.
Sur les modèles récents, non. La réflexion est adaptative : Claude décide à chaque message s’il doit réfléchir. Sur Claude Sonnet 5.5, Opus 5.5, Fable 5.1 et Opus 5, elle ne peut d’ailleurs pas être coupée dans l’application. Sur les autres modèles compatibles, un interrupteur « Thinking » ou « Extended » reste disponible dans le menu du modèle.
Extended Thinking, dans sa forme d’origine, demandait de fixer un budget de tokens de réflexion. Adaptive Thinking laisse le modèle juger de la quantité nécessaire, guidé par le niveau d’effort. Le budget manuel est refusé par l’API depuis Claude Opus 4.7 et ne subsiste que sur des modèles plus anciens, comme Haiku 4.5.
Celui que l’application marque « Default » pour le modèle sélectionné. Anthropic présente High comme le meilleur équilibre d’ensemble entre qualité et vitesse, et Low ou Medium comme adaptés aux tâches courantes. Montez d’un cran quand une réponse reste superficielle.
Oui. Un effort plus élevé utilise plus de tokens et vous fait atteindre vos limites d’usage plus tôt. Avec l’API, les tokens de réflexion sont facturés au tarif des tokens de sortie du modèle.
Non. L’application montre un résumé de la démarche dans une section dépliable. L’API renvoie au mieux un résumé, sur demande, et jamais le raisonnement brut.
Non. C’est un résumé, rédigé par un autre modèle, et Anthropic reconnaît ne pas pouvoir garantir qu’il reflète le processus interne. Vérifiez la réponse elle-même, surtout pour les chiffres et les références.
Avec la commande /effort, seule pour ouvrir un curseur ou suivie du nom d’un niveau. Le mot ultrathink dans un message demande un raisonnement plus poussé pour ce seul tour.
D’après la documentation, sur Claude Haiku 4.5 et sur les modèles 4.5, avec un minimum de 1 024 tokens. Il est accepté mais obsolète sur Opus 4.6 et Sonnet 4.6, et refusé à partir d’Opus 4.7. Claude Sonnet 4.5 sera retiré le 30 novembre 2026, selon le calendrier de retrait des modèles.
Non. Réfléchir avant de répondre améliore une réponse à votre demande. Un agent, lui, enchaîne des actions vers un objectif. Les deux se combinent, puisque Claude peut réfléchir entre deux actions, mais ce sont deux notions distinctes.
Claude Extended Thinking n’est plus un bouton à trouver. La réflexion est intégrée aux modèles récents, et votre marge de manœuvre tient en un réglage : l’effort. Gardez le niveau par défaut pour le quotidien, montez pour une analyse, un plan ou un calcul, redescendez ensuite. Et quel que soit le niveau, jugez la réponse sur pièces, sans vous en remettre au raisonnement affiché. Pour installer ces réflexes dans votre service, vous pouvez prévoir une formation à l’IA générative qui part de vos tâches les plus exigeantes.

13 octobre 2026
Intelligence Artificielle – IA


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