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Il y a deux façons de confier un tableau à Claude. La première : joindre un fichier Excel ou CSV à une conversation et laisser Claude écrire le code qui le lit, fait les calculs et rend un classeur neuf. La seconde : ouvrir Claude dans Excel, avec le complément Claude pour Excel, et l’interroger sur le classeur que vous avez sous les yeux. Ces deux façons ne répondent pas au même besoin, n’ont pas les mêmes limites et ne sont pas accessibles avec les mêmes offres. Ce guide de l’analyse de données avec Claude les décrit l’une après l’autre, avec les réglages à vérifier, cinq étapes pour l’analyse d’un fichier et neuf consignes prêtes à copier.
Il fait partie de notre série sur l’IA et les données, ouverte par le guide de l’analyse de données avec l’IA. Pour le même exercice avec l’outil d’OpenAI, voyez analyser un fichier Excel avec ChatGPT.
En bref
Vous joignez un classeur ou un CSV à votre message. Claude dispose d’un environnement de calcul, qu’Anthropic décrit ainsi : « L’exécution de code et la création de fichiers donnent à Claude un environnement informatique isolé. » Il y écrit des scripts Python, les exécute sur votre fichier et vous rend un résultat : une réponse rédigée, une image de graphique, ou un nouveau fichier.
Ce dernier point mérite qu’on s’y arrête. La page d’aide en donne un exemple, à propos d’un suivi de budget : « Claude produira un fichier Excel avec des formules appropriées, une mise en forme et même des graphiques ». Le livrable peut donc être un classeur où les totaux sont des formules que l’on relit, à condition de le demander.
Votre fichier d’origine ne change pas. Claude travaille sur la copie envoyée et rend un fichier distinct.
Le complément Claude pour Excel installe Claude dans un volet du tableur. Il lit le classeur ouvert, répond à vos questions, modifie des cellules et corrige des formules, sans que vous quittiez Excel. Le fichier ne ressort pas sous une autre forme. Il est modifié sur place.
Ce mode convient aux classeurs qui existent déjà : un budget hérité d’un collègue, un modèle de prix, un suivi de trésorerie dont personne ne sait plus d’où vient un chiffre.
Un export brut à explorer, une question nouvelle, un graphique à produire : la conversation. Un classeur à comprendre, à corriger ou à mettre à jour : le complément. Les deux modes se suivent bien, comme le montre l’exemple plus bas.
Voici ce qu’affichent la page des offres et la documentation d’Anthropic, lues le 8 octobre 2026. Les prix y sont en dollars.
| Offre | Exécution de code et création de fichiers | Claude pour Excel | Prix affiché |
|---|---|---|---|
| Free | Oui | Non | 0 $ |
| Pro | Oui | Oui | 17 $ par mois en facturation annuelle, 20 $ au mois |
| Max | Oui | Oui | À partir de 100 $ par mois |
| Team | Oui | Oui | 20 $ par siège et par mois en annuel, 25 $ au mois (siège standard) |
| Enterprise | Oui | Oui | 20 $ par siège et par mois, plus l’usage au tarif de l’API |
Notre article sur les offres de Claude détaille chaque formule, avec les montants en euros relevés pour les offres individuelles.
L’analyse d’un classeur dépend d’un réglage : « Exécution de code et création de fichiers », dans Paramètres, puis Capacités. La page d’aide le dit activé par défaut dans un passage et demande de l’activer dans un autre. Vérifiez-le donc, car sans lui Claude n’accepte pas les fichiers .xlsx, précise la page sur l’envoi de fichiers. Dans une offre Team, les propriétaires de l’organisation peuvent le désactiver pour tous.
Deux pages d’aide donnent deux chiffres. Celle sur l’envoi de fichiers annonce 500 Mo par fichier et jusqu’à 20 fichiers par conversation. Celle sur l’exécution de code est plus stricte : « La taille maximale des fichiers est de 30 Mo par fichier pour les téléchargements et les envois. » Pour une analyse, retenez 30 Mo.
Trois autres limites sont annoncées sans chiffre. La durée des tâches est bornée. La durée d’utilisation d’un même conteneur aussi. Et la création de fichiers consomme davantage de votre quota d’utilisation qu’une conversation ordinaire, ce qui se sent vite sur l’offre gratuite.
Le régime dépend du type de compte.
Sur les offres Free, Pro et Max, vos conversations peuvent servir à l’entraînement des modèles si vous l’avez autorisé. Le réglage s’appelle « Aider à améliorer nos modèles d’IA » et se trouve dans Paramètres, puis Confidentialité, selon la page d’aide. Une fois le réglage désactivé, les nouvelles conversations ne servent plus aux entraînements futurs. La durée de conservation en dépend. Quand le réglage est activé, les données peuvent être gardées jusqu’à cinq ans, sous forme désidentifiée. Une conversation que vous effacez est supprimée des systèmes d’Anthropic dans les 30 jours, d’après la page sur la conservation des données.
Sur les produits commerciaux, l’engagement est inverse. Anthropic écrit : « Par défaut, nous n’utiliserons pas vos entrées ou sorties de nos produits commerciaux (par exemple Claude for Work, Anthropic API, Claude Gov, etc.) pour entraîner nos modèles. » Vérifiez de quel régime relève votre abonnement avant d’envoyer un fichier.
Aucun de ces réglages ne dispense de l’accord de votre entreprise. Retirez les noms et les identifiants dont l’analyse n’a pas besoin : un article de cette série traitera l’anonymisation des données avant analyse, et notre modèle de charte d’usage de l’IA aide à fixer la règle.
Un tableau par feuille, des en-têtes en première ligne, pas de sous-totaux mêlés aux données : les gestes de préparation sont les mêmes pour tous les assistants, et notre guide de l’analyse de données avec l’IA les détaille. Joignez ensuite le fichier à une nouvelle conversation, sans poser la question.
Le premier message sert à savoir ce que Claude a lu.
Voici un fichier de données. Avant toute analyse,
exécute du code et donne-moi :
1. les feuilles du classeur, avec le nombre de lignes
et de colonnes de chacune ;
2. pour la feuille de données : chaque colonne, son
type, le nombre de cellules vides, trois exemples ;
3. les anomalies visibles : doublons, dates hors
période, montants nuls ou négatifs, lignes de total.
Ne corrige rien. Indique le nombre de lignes lues
et confirme que le fichier a été chargé en entier.Comparez le nombre de lignes avec celui de votre export. S’ils diffèrent, réglez ce point avant d’aller plus loin.
Claude sait rendre un classeur. Autant le demander dès la question, avec ce que chaque feuille doit contenir.
Question : [votre question, en une phrase].
Définitions : [terme] = colonne [nom], [règle de calcul].
Période : du [date] au [date]. À exclure : [cas].
Avant de calculer, propose ta méthode en cinq lignes
et attends mon accord.
Livrable attendu : un classeur Excel avec une feuille
« Résultat », une feuille « Données retenues » et une
feuille « Méthode » (définitions, exclusions, nombre
de lignes lues et retenues, date du fichier source).La demande d’attendre un accord compte autant que la question. Elle vous laisse corriger la méthode avant que le calcul ne soit fait.
Un classeur rempli de valeurs figées ne se contrôle pas mieux qu’une réponse rédigée. Demandez des formules.
Dans la feuille « Résultat », écris chaque total,
chaque écart et chaque pourcentage sous forme de
formule Excel qui pointe vers « Données retenues »,
et non sous forme de valeur saisie.
Ajoute une feuille « Contrôles » avec : le total
de la colonne [montant], le nombre de lignes, et
l'écart avec mon chiffre de référence : [chiffre].
Signale toute cellule où tu as dû saisir une valeur.Vous ouvrez ensuite le fichier dans Excel, vous cliquez sur un total, et la formule vous dit d’où il vient.
Reste le code. Anthropic écrit que vous avez « la possibilité d’examiner et d’auditer les actions entreprises par Claude dans l’environnement isolé », et que Claude est conçu pour résumer ce qu’il fait. Pour garder une trace, demandez le script.
Donne-moi le script Python complet que tu as exécuté,
dans un fichier à télécharger.
Explique-le ensuite ligne par ligne pour quelqu'un
qui ne programme pas : ce que chaque étape garde,
écarte ou calcule.
Liste les choix que tu as faits sans me les demander.Les trois contrôles de notre guide général s’appliquent ici comme ailleurs : le total, l’échantillon recalculé à la main, la contre-méthode.
« Vous pouvez télécharger les fichiers créés par Claude ou les enregistrer directement sur Google Drive », indique la page d’aide. Les fichiers restent disponibles au téléchargement pendant toute la conversation. Enregistrez-les sans attendre, avec le script, à côté de l’export d’origine.
Un graphique peut sortir de Claude sous quatre formes. Elles n’ont ni la même durée de vie ni le même usage.
Par l’exécution de code, Claude trace le graphique et le rend en fichier image. La page d’aide cite le format PNG. C’est la forme la plus simple à coller dans une note ou une présentation.
Trace un graphique en barres horizontales à partir
de la feuille « Résultat » : une barre par [catégorie],
de la plus grande à la plus petite.
Titre : [la conclusion en une phrase]. Axe gradué
à partir de zéro, avec l'unité. Une seule couleur.
Enregistre-le en PNG, largeur 1 600 pixels, et rappelle
sous le graphique la source et la période.Demandé dans le livrable, le graphique est créé dans le fichier Excel lui-même. Il reste lié aux cellules : si vous corrigez une donnée, il suit. C’est la forme à préférer pour un suivi que vous referez.
Claude peut aussi afficher un graphique directement dans la conversation. Anthropic appelle cela un visuel personnalisé et donne cet exemple dans sa page d’aide : « Téléchargez un CSV et demandez « Que montrent ces données ? » → Claude génère un graphique interactif. » La fonction est en version bêta, sur le web et l’application de bureau, pour tous les utilisateurs. Les visuels ne s’affichent pas sur mobile.
Un point à retenir : « Les visuels ne sont pas sauvegardés automatiquement. » Trois options existent pour garder un visuel : « Copier en tant qu’image », « Télécharger » (en .svg ou en .html) et « Enregistrer en tant qu’artefact ».
L’artefact est la forme durable du visuel interactif. La même page résume la différence : les artefacts sont « persistants et partageables dès le départ », alors que le visuel sert à réfléchir sur le moment. Pour un petit tableau de bord que vous montrerez en réunion, demandez un artefact dès la consigne.
À partir de la feuille « Résultat », crée un artefact :
un tableau de bord d'une page avec trois indicateurs
en tête ([indicateur 1], [indicateur 2], [indicateur 3])
et deux graphiques ([type et sujet], [type et sujet]).
N'utilise que les chiffres du classeur : aucun calcul
nouveau, aucune donnée inventée pour l'exemple.
Indique sous chaque graphique la cellule ou la plage
d'où viennent les valeurs.La dernière ligne est un garde-fou. Un tableau de bord fabriqué à la demande peut afficher des chiffres d’illustration si l’on ne précise pas d’où ils doivent venir. Notre article sur les artefacts de Claude décrit leur fonctionnement et leur partage.
Le complément s’installe depuis la boutique d’applications de Microsoft, sous le nom « Claude for Microsoft 365 », puis l’on se connecte avec son compte Claude. La documentation liste Excel sur le web, Excel pour Windows avec un abonnement Microsoft 365 et Excel pour Mac. Elle exclut Excel 2016 et 2019 en licence perpétuelle ou en volume, ainsi qu’Excel sur Android. Dans une entreprise, un administrateur peut le déployer pour tous depuis le centre d’administration Microsoft 365.
L’usage du complément est rattaché à votre compte Claude et soumis aux mêmes limites d’utilisation.
La version française de la page d’aide, Utiliser Claude pour Excel, ouvre sa liste par ceci : « Poser des questions sur votre classeur et obtenir des réponses avec des citations au niveau des cellules ». Chaque citation est cliquable et mène à la cellule concernée. Pour qui hérite d’un classeur, c’est la fonction la plus utile.
Explique comment est calculé le chiffre de la cellule
[adresse], étape par étape.
Pour chaque étape, cite la cellule ou la plage utilisée.
Signale les valeurs saisies à la main au milieu
des formules, et dis-moi lesquelles sont des hypothèses.
Ne modifie rien dans le classeur.Le complément sait aussi modifier une hypothèse en conservant les liens entre formules, chercher la cause d’une erreur de type #REF! ou #DIV/0!, remplir un modèle existant, trier, filtrer, modifier des tableaux croisés dynamiques et appliquer une mise en forme conditionnelle. Il avertit avant de réécrire des données existantes.
Cherche dans ce classeur, feuille par feuille :
1. les cellules en erreur, avec la cause probable ;
2. les formules qui diffèrent de leurs voisines
dans une même colonne ;
3. les nombres saisis à la main là où les cellules
voisines contiennent une formule.
Donne la liste avec l'adresse de chaque cellule.
Ne corrige rien avant mon accord.Quand vous lui demandez une modification, bornez-la.
Passe [hypothèse] de [valeur] à [valeur] dans la
cellule [adresse], et nulle part ailleurs.
Ne touche à aucune formule.
Liste ensuite les cellules dont le résultat a changé,
avec l'ancienne et la nouvelle valeur.Des instructions permanentes peuvent être enregistrées dans les réglages du complément, par exemple un format de nombres ou une devise. Elles ne valent que pour Excel.
La documentation est précise. Deux capacités ne sont pas prises en charge : les macros avec le VBA, et les « Data tables ». Dans Excel en français, ce terme désigne la table de données, un outil d’analyse de scénarios. La page d’aide française d’Anthropic écrit « Tableaux de données », ce qui peut tromper : à notre lecture, les tableaux ordinaires du classeur ne sont pas concernés. Trois usages ne sont pas recommandés, dont celui-ci, cité ici dans la version française de la page d’aide : « Les calculs critiques pour l’audit sans vérification ». Les deux autres sont les livrables remis à un client sans relecture humaine et les modèles contenant des données très sensibles ou réglementées sans contrôles adaptés. La page française en ajoute un quatrième : remplacer le jugement financier de l’utilisateur.
La taille du classeur compte. Une page consacrée aux performances indique que Claude lit au plus 2 000 cellules contenant des données par lecture, et parcourt donc une grande feuille en plusieurs fois. Elle donne aussi des repères par volume : le complément fonctionne bien sous un million de cellules utilisées, toutes feuilles confondues ; le risque de blocage monte entre un et cinq millions ; au-delà, l’usage est à vos risques. Le conseil d’Anthropic : nommer la feuille et la plage dans la demande, ou copier les feuilles utiles dans un nouveau classeur.
L’avertissement d’Anthropic est net : « Utilisez Claude pour Excel uniquement avec des feuilles de calcul de confiance ». Un modèle téléchargé, un fichier de fournisseur ou un import de données peuvent contenir des instructions cachées qui poussent le complément à extraire des informations ou à modifier des cellules. Claude demande une confirmation avant une opération risquée. Lisez-la, surtout quand le fichier vient de l’extérieur. Notre article sur l’injection de prompt explique le mécanisme.
Côté données, l’historique des conversations du complément est stocké localement, dans le navigateur, et ne se synchronise pas entre appareils. Les entrées et les sorties sont supprimées des serveurs dans les 30 jours, sauf exceptions prévues par Anthropic.
Frontière avec les agents IA. Le complément partage son contexte avec Claude pour PowerPoint, Word et Outlook, et peut appeler des connecteurs et des Skills. Quand Claude enchaîne les actions d’une application à l’autre, on quitte l’assistant pour l’agent, avec d’autres règles de contrôle. Ce sujet relève de notre formation aux agents IA, et notre article Claude Cowork en donne un aperçu.
Si votre entreprise utilise Copilot, l’assistant de Microsoft, notre article Copilot Excel traite le même sujet. Et pour apprendre ces gestes sur vos propres fichiers, nous animons des ateliers de formation à l’IA générative sur vos classeurs.
Au-delà, découpez l’export par période ou retirez les colonnes inutiles à la question.
Anthropic prévient que la création de fichiers consomme davantage de votre limite d’utilisation qu’une conversation ordinaire. Regroupez vos demandes : un livrable bien décrit vaut mieux que cinq retouches.
Les visuels personnalisés ne s’affichent pas sur mobile et ne sont pas enregistrés d’eux-mêmes. Anthropic précise que Claude n’en produit pas toujours quand on l’attend.
L’avertissement vaut aussi pour la conversation. Anthropic écrit qu’un acteur malveillant peut glisser des instructions dans un fichier externe, et ajoute : « nous vous recommandons de surveiller Claude lors de l’utilisation de la fonctionnalité ».
Le code s’exécute sans erreur d’arithmétique. Il peut en revanche filtrer les mauvaises lignes ou retenir une moyenne là où vous attendiez une médiane. Un article de cette série sera consacré aux erreurs de l’IA sur les chiffres.
Reprenons la PME de distribution de 85 salariés de nos articles précédents. La responsable des achats veut savoir si l’entreprise paie les mêmes références à des prix différents selon le fournisseur. Elle exporte quatorze mois de commandes : 9 870 lignes, avec la référence, le code du fournisseur, la quantité, le prix unitaire hors taxes et la date. L’entreprise a souscrit une offre Team.
L’état des lieux signale 64 lignes à prix nul. Ce sont des échantillons gratuits. Elle les exclut, ce qui laisse 9 806 lignes, et l’écrit dans sa consigne avec sa définition de l’écart : pour chaque référence, le prix moyen du fournisseur le plus cher moins celui du moins cher, rapporté à ce dernier.
Claude propose sa méthode, elle la valide, et le classeur arrive. Sur 1 180 références, 214 ont été achetées chez au moins deux fournisseurs, et 37 présentent un écart supérieur à 10 %. Chaque écart est une formule. Elle en recalcule trois à partir de l’export d’origine, avec un filtre : les résultats concordent.
Elle ouvre ensuite le classeur dans Excel et demande au complément d’expliquer l’écart de la référence la plus touchée. La réponse cite les cellules une à une. Une valeur attire son attention. En remontant à la commande, elle constate qu’un prix a été saisi en dollars, sans conversion, au milieu d’une colonne en euros. La référence sort de la liste, qui passe à 36.
Les chiffres de cet exemple sont construits. Ils montrent comment les deux modes se complètent : la conversation produit le classeur, le complément aide à le lire.
Une phrase qui annonce « 37 références » ne se vérifie pas. Une feuille de calcul avec ses formules, si. Demandez le classeur.
Un graphique affiché dans la conversation disparaît si vous ne l’enregistrez pas. Pour un visuel à montrer plus tard, demandez un artefact ou téléchargez le fichier.
Un classeur envoyé par un tiers peut contenir des instructions cachées, que Claude lira comme le reste des cellules et qu’il risque de suivre si rien ne l’arrête. Ouvrez-le, regardez ce qu’il contient, travaillez sur une copie.
« Mets à jour les hypothèses » est une demande trop large pour un classeur que vous n’avez pas sauvegardé. Une cellule, une valeur, puis la liste de ce qui a changé.
Oui. Claude accepte les fichiers .xlsx et .csv dans une conversation, à condition que l’exécution de code et la création de fichiers soient activées pour les .xlsx. Il exécute alors du code pour lire, calculer et produire un résultat.
Non. Le complément est ouvert aux offres Pro, Max, Team et Enterprise, d’après la documentation d’Anthropic lue le 8 octobre 2026. L’analyse d’un fichier dans une conversation, elle, est accessible sur l’offre gratuite.
Quelle taille de fichier Claude accepte-t-il ?
Jusqu’à 30 Mo par fichier quand l’exécution de code intervient, à l’envoi comme au téléchargement. La page générale sur l’envoi de fichiers parle de 500 Mo par fichier et de 20 fichiers par conversation. Pour une analyse de données, comptez sur 30 Mo.
Oui. Anthropic indique que Claude produit des fichiers Excel avec des formules, une mise en forme et des graphiques. Demandez explicitement des formules plutôt que des valeurs, et une feuille de contrôles.
Quatre voies : une image PNG tracée par le code, un graphique créé dans le classeur Excel, un visuel interactif affiché dans la conversation (en bêta), ou un artefact, qui reste et se partage.
Sur les offres Free, Pro et Max, seulement si le réglage « Aider à améliorer nos modèles d’IA » est activé. Sur les produits commerciaux d’Anthropic, les entrées et les sorties ne servent pas à l’entraînement par défaut.
Non. Les macros, le VBA et les tables de données, l’outil d’analyse de scénarios d’Excel, ne sont pas pris en charge. Le complément n’est pas non plus recommandé pour des calculs critiques d’audit sans vérification.
L’intérêt de Claude pour l’analyse de données tient à ce qu’il rend. Un chiffre isolé demande de faire confiance. Un classeur, non. Avec ses formules, son script et sa feuille de contrôles, il se relit, se corrige et se transmet. À notre avis, c’est la bonne façon de s’en servir : exiger le fichier plutôt que la phrase, puis ouvrir ce fichier dans Excel et y poser les questions qu’un collègue méfiant poserait.
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23 octobre 2026
Intelligence Artificielle – IA


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