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Vos commandes, vos stocks ou vos heures de formation vivent déjà dans une feuille de calcul, et un bouton « Demander à Gemini » est apparu en haut de l’écran. Reste à savoir ce que Gemini dans Google Sheets fait vraiment d’un tableau de 2 000 lignes, ce qu’il coûte et jusqu’où lui faire confiance. Ce guide décrit ses quatre points d’entrée, le réglage à activer en France, puis une méthode en six étapes, avec six consignes et deux formules prêtes à copier.
Il prolonge notre guide de l’analyse de données avec l’IA et développe, pour le tableur, ce que notre article sur Gemini dans Google Workspace présente en une section.
En bref
Dans Sheets, Gemini est rangé à quatre endroits de l’interface, et chacun a ses règles, ses langues et ses plafonds. Les confondre mène à chercher un bouton qui n’existe pas dans votre offre ou dans votre langue.
C’est l’entrée principale. La page d’aide de Google la décrit en une ligne : « En haut à droite, cliquez sur Demander à Gemini ». Un panneau s’ouvre à droite de la feuille. Vous y écrivez votre demande.
Depuis ce panneau, Gemini crée des tableaux, des formules et des graphiques, répond à des questions sur vos données, et résume des fichiers Drive ou des e-mails Gmail. Il agit aussi sur la feuille : mise en forme conditionnelle, tableau croisé dynamique, menu déroulant, tri, filtre, rechercher et remplacer, format numérique. Rien ne s’applique sans vous. Une action proposée attend que vous cliquiez sur « Appliquer », et un bouton « Annuler » permet de revenir en arrière.
La fonction AI s’écrit comme n’importe quelle formule et traite du texte ligne par ligne : classer un commentaire, résumer une note, rédiger une réponse. Elle a ses propres règles, que nous détaillons plus bas.
Annoncé le 22 avril 2026 sous le nom « Fill with Gemini », le remplissage complète une colonne à partir du contexte du tableau. Vous étirez une sélection depuis une cellule déjà remplie, ou vous sélectionnez des cellules vides et décrivez ce que vous voulez y trouver.
Un point reste flou sur la langue. Le 7 juillet 2026, Google a ajouté onze langues et précisé que la fonction en comptait déjà huit, dont le français. La page d’aide en français, à la rubrique « Remplir les colonnes avec Gemini », écrit pourtant encore : « Cette fonctionnalité n’est actuellement disponible qu’en anglais aux États-Unis. » Si vous ne voyez pas l’option, la cause peut être là, ou dans le réglage décrit plus bas.
Annoncée le 22 avril 2026, d’abord en anglais, cette fonction construit une feuille complète à partir d’une seule demande, ou reprend un budget existant. Le français fait partie des 28 langues ajoutées le 18 juin 2026. La page d’aide décrit le déroulé : vous écrivez la demande, Gemini pose au besoin des questions de clarification, puis vous examinez « le plan et le modèle » qu’il propose. Un bouton « Arrêter » interrompt la génération.
Google a publié un chiffre sur cette capacité. Le 10 mars 2026, l’éditeur annonçait un taux de réussite de 70,48 % sur SpreadsheetBench, un banc d’essai public de modification de feuilles de calcul. Le chiffre vient de Google et le billet ne donne ni le score des experts humains ni celui des concurrents. Lu dans l’autre sens, il dit qu’environ trois tâches sur dix échouent. Une feuille construite par Gemini se relit donc comme le travail d’un stagiaire doué.
À ne pas confondre avec un agent IA : ici, Gemini enchaîne plusieurs opérations, mais dans une seule feuille, après votre accord sur le plan, et sous vos yeux. Les agents IA autonomes, qui agissent dans plusieurs outils sans validation à chaque étape, relèvent de notre formation aux agents IA.
Une cinquième fonction existe, « Sheets canvas », annoncée le 13 août 2026 pour transformer un tableau en petite application. Google l’annonce pour l’instant en anglais. Nous la laissons de côté.
Les pages d’aide répètent la même phrase : « Cette fonctionnalité nécessite un forfait Google Workspace ou Google AI éligible. » La grille tarifaire de Google Workspace précise lesquels, et la page des limites d’utilisation, mise à jour le 7 octobre 2026, donne les plafonds.
| Offre | Gemini dans Sheets | Plafonds mensuels publiés |
|---|---|---|
| Business Starter | Non inclus | Aucun accès |
| Business Standard et Plus, Enterprise Standard et Plus | Inclus | 5 000 cellules pour la fonction AI, 100 requêtes de création ou de modification de feuilles |
| Module AI Expanded Access | Inclus, plafonds relevés | 25 000 cellules, 500 requêtes |
| Google AI Pro et Ultra | Inclus | Non publiés dans les pages que nous avons lues |
Ces plafonds s’entendent par utilisateur et repartent de zéro le premier jour du mois. Google précise que les demandes simples, comme une question sur l’usage d’une formule, ne sont pas décomptées.
Côté prix, la page des abonnements Google AI affiche Google AI Pro à 21,99 € par mois et Google AI Ultra à 99,99 € ou 219,99 € selon le niveau. Les annonces de Google que nous avons lues sur Sheets citent Pro et Ultra, pas l’offre Plus. Pour Workspace, le tarif dépend de l’offre et de la durée d’engagement : consultez la grille de Google au moment de décider, et notre comparatif des offres Gemini pour les abonnements individuels. Notre guide de Google Gemini replace ces offres dans l’ensemble des produits de Google.
La page des langues de Google liste le français pour le panneau latéral et pour la fonction AI. La création de feuilles entières l’accepte depuis juin 2026. Deux zones d’ombre demeurent : le remplissage de colonnes, on l’a vu, et la conversion d’un texte collé en tableau, dont l’annonce du 22 avril 2026 ne dit rien des langues.
Un piège concerne la France. Plusieurs fonctions de Gemini dans Sheets exigent que les « fonctionnalités intelligentes » de Google Workspace soient actives : les annonces du remplissage de colonnes, de la création de feuilles et de la conversion en tableau le précisent toutes. Or la page d’aide de ce réglage indique qu’il est désactivé par défaut si vous résidez dans l’Espace économique européen, au Japon, en Suisse ou au Royaume-Uni.
Le chemin passe par Gmail : Paramètres, « Voir tous les paramètres », onglet « Général », puis « Gérer les paramètres des fonctionnalités intelligentes Workspace ». Dans une entreprise, l’administrateur peut fixer une valeur par défaut pour tous. Parlez-lui avant de conclure que la fonction manque à votre offre.
Une question posée sur un tableau désordonné reçoit une réponse désordonnée. Quatre préparations, à faire avant d’ouvrir le panneau.
Google écrit que la fonctionnalité « est plus efficace avec les fichiers Google Sheets natifs ». Un classeur Excel ouvert dans Sheets se convertit par le menu Fichier, « Enregistrer au format Google Sheets ». Un export CSV s’importe par Fichier, puis Importer : la page d’aide demande alors de choisir l’emplacement d’importation et le type de séparateur. Regardez ce dernier de près. Un export produit par un logiciel réglé en français sépare en général ses colonnes par des points-virgules, et un mauvais choix range toute la ligne dans la colonne A.
Pour une liste ou un texte brut collés dans la feuille, Sheets peut afficher un bouton qui les convertit en tableau.
En présentant l’analyse de données en janvier 2025, Google recommandait des données dans un format cohérent, avec des en-têtes clairs et sans valeurs manquantes. Pour les analyses complexes, le même billet situait les résultats les plus réguliers sous le million de cellules. Le conseil date, mais il reste de bon sens.
Depuis octobre 2025, Gemini comprend plusieurs tableaux placés dans un même onglet, et vous pouvez choisir ceux qu’il regarde. Dans le champ de saisie, un menu déroulant limite les sources à certains onglets. Servez-vous-en : une question posée sur « le tableau » d’une feuille qui en compte quatre invite à l’erreur.
Noms, salaires, observations libres : ce qui ne sert pas à l’analyse sort de la feuille de travail. Notre article sur l’anonymisation des données avant analyse donne la méthode.
Avant votre question, demandez à Gemini ce qu’il voit.
Décris ce tableau avant toute analyse : nombre de
lignes, rôle de chaque colonne, type de données attendu.
Signale les cellules vides, les doublons, les dates ou
les nombres stockés en texte, et les libellés écrits
de plusieurs façons.
Ne corrige rien pour l'instant.La réponse vous apprend deux choses : l’état réel de vos données, et la façon dont l’outil les a comprises. S’il annonce 1 600 lignes quand vous en comptez 1 842, inutile d’aller plus loin avant d’avoir trouvé pourquoi.
Les corrections passent par les actions que Gemini sait appliquer à la feuille. Nommez la colonne à chaque fois. Voici trois demandes types, à envoyer l’une après l’autre.
Dans la colonne [Secteur], recherche « nord » et
remplace par « Nord ».
Mets la colonne [Montant HT] au format nombre, avec
deux décimales.
Trie le tableau par [Date], de la plus ancienne à la
plus récente.Chaque proposition s’accompagne du bouton « Appliquer ». Relisez avant de cliquer, et gardez une copie de l’onglet d’origine : le bouton « Annuler » ne vaut que tant que vous n’avez rien modifié d’autre.
Vient la question. Elle nomme le tableau, la période, les exclusions, et réclame de quoi recouper.
À partir du tableau [Commandes], calcule le chiffre
d'affaires par secteur et par trimestre de 2025.
Exclus les commandes dont le statut est « annulée ».
Donne le total général et le nombre de lignes prises
en compte, pour que je puisse recouper.Sous la réponse, deux boutons comptent plus que le texte. « Étapes de l’analyse » déroule ce que Gemini a fait, et « Afficher le code » montre le code utilisé pour produire le contenu. Dès l’annonce de janvier 2025, Google expliquait que l’outil transforme la demande en code Python, l’exécute, puis analyse le résultat, et qu’il peut répondre par de simples formules aux questions les plus faciles. C’est ce qui sépare un calcul d’une estimation, comme l’explique notre article sur les erreurs de l’IA sur les chiffres. Un chiffre sans étapes ni code ne se reprend pas.
Une analyse donne un résultat figé au jour de la question. Une formule vit dans la feuille, se recalcule quand une ligne s’ajoute, et se lit par un collègue qui n’a jamais ouvert Gemini.
Écris une formule qui additionne la colonne
[Montant HT] pour le secteur indiqué en K2, hors
commandes dont le statut est « annulée ».
Explique chaque argument, puis propose une seconde
écriture si elle est plus simple à relire.Vous obtiendrez une formule de ce type, à insérer en sélectionnant la cellule voulue, puis en cliquant sur « Insérer » :
=SOMME.SI.ENS(G:G;D:D;K2;H:H;"<>annulée")Depuis septembre 2025, Gemini accompagne les formules complexes d’une explication pas à pas et peut proposer plusieurs écritures. Quand une cellule affiche une erreur, la page d’aide indique de pointer dessus puis de cliquer sur « Corriger » : la fonction, annoncée le 22 juin 2026, explique le problème en termes simples et propose une version corrigée.
Si vos données sont dans Excel, la même logique s’applique avec d’autres outils : voyez notre méthode pour écrire des formules Excel avec l’IA ou notre guide de Copilot dans Excel.
Pour une vue d’ensemble, le tableau croisé dynamique reste un outil sûr : il se recalcule, et chacun peut en ouvrir les réglages. Gemini sait le monter.
Crée un tableau croisé dynamique : secteurs en lignes,
trimestres en colonnes, somme du [Montant HT] en
valeurs, hors commandes annulées.
Crée ensuite un graphique en barres du chiffre
d'affaires par secteur.Le graphique demande une précaution. Quand vous l’insérez, il arrive dans un nouvel onglet, avec ses données sous-jacentes. Google l’écrit sans détour : « Le graphique généré n’est pas associé à l’ensemble de données d’origine et ne réagit pas à ses modifications. » Ajoutez trois commandes demain, le graphique n’en saura rien. Pour un suivi qui dure, construisez le graphique sur le tableau croisé, à la main.
Dernière consigne, à poser avant de transmettre quoi que ce soit.
Relis ta réponse précédente. Pour chaque chiffre,
indique la plage de cellules et le calcul utilisés.
Signale les lignes que tu as écartées et pourquoi.
Si un chiffre ne vient pas du tableau, dis-le.Puis recoupez vous-même. Le total général doit tomber sur un chiffre que vous tenez d’une autre source : la comptabilité, l’export du logiciel de gestion, le tableau du mois dernier. Deux ou trois lignes se recalculent à la main en une minute.
Pensez enfin à la trace. Google prévient que l’historique de la conversation est perdu dans trois cas : vous actualisez le navigateur, vous fermez et rouvrez la feuille, ou l’ordinateur passe hors connexion. Insérez dans la feuille ce que vous voulez garder, ou utilisez « Exporter vers Docs » pour ranger la réponse dans un document.
Les tableaux d’entreprise contiennent des colonnes que les formules classiques ne savent pas lire : commentaires de clients, motifs de retour, notes d’entretien. La fonction AI s’en charge. Sa page d’aide donne la syntaxe, AI("prompt"; [plage facultative]), et précise que l’on peut écrire « =AI() » ou « =Gemini() ».
=AI("Classe ce texte : retard, casse, erreur ou autre."; A2)Ici, A2 désigne la cellule qui contient le commentaire à classer. La cellule de la formule ne se remplit pas seule. Il faut cliquer sur « Générer et insérer », puis sur « Actualiser et insérer » pour relancer plus tard. Google cite cinq usages : générer du texte, résumer, classer, analyser des sentiments et accéder à des informations issues de la recherche Google.
Cette vidéo en français montre la fonction dans une feuille, sous son second nom, =GEMINI.
Vidéo tierce de la chaîne PH FORMATION : la fonction AI de Google Sheets, écrite ici =GEMINI.
Ses contraintes tiennent en cinq lignes, toutes tirées de la page d’aide :
Avec le plafond mensuel de 5 000 cellules des offres professionnelles, hors module AI Expanded Access, un fichier de 6 000 verbatims ne passe pas en un mois. Commencez par un échantillon.
Et contrôlez. Un classement produit par un modèle de langage n’est pas un calcul : deux générations peuvent classer différemment le même commentaire. Tirez trente lignes au hasard, classez-les vous-même, comparez. Au-dessous de neuf accords sur dix, réécrivez la consigne avec des catégories mieux définies et un exemple pour chacune.
La première tient à Google, qui l’écrit dans ses pages d’aide : Gemini peut « suggérer des informations inexactes ou inappropriées », et ses réponses ne valent pas conseil juridique, financier ou professionnel. Les autres sont plus pratiques.
La mémoire est courte. La conversation ne survit pas à la fermeture de la feuille, et Google précise qu’elle n’est pas enregistrée dans l’activité Gemini. Chaque session repart de zéro.
Le Web n’est pas consulté d’office. Pour une réponse tirée d’Internet, la page d’aide demande d’inclure dans la consigne une expression comme « Utiliser la recherche Google ». Sans elle, méfiez-vous de tout chiffre de marché que l’outil ajouterait à vos données.
Les quotas existent. Google avait annoncé des plafonds relevés jusqu’au 15 juillet 2026, et des limites par utilisateur ensuite : ce sont celles du tableau. Cent requêtes de création par mois, cela fait environ cinq par jour ouvré.
Les feuilles partagées exposent ce que Gemini écrit. Google signale que, dans une feuille partagée à l’extérieur, « le contenu ajouté par Gemini peut être visible par les utilisateurs en dehors de votre domaine ».
Reste le cas où Sheets n’est pas le bon endroit. Pour un export ponctuel que vous ne garderez pas, un assistant qui reçoit le fichier fait l’affaire, et nous avons décrit la marche à suivre avec ChatGPT et avec Claude. Pour des chiffres enfermés dans un long PDF, voyez notre méthode avec NotebookLM sur un rapport annuel.
Vos feuilles contiennent des clients, des prix, parfois des salariés. La question de la confidentialité se pose donc avant la première consigne.
Pour les comptes d’entreprise, Google tient un centre de confidentialité de l’IA générative dans Google Workspace, rédigé en anglais et daté du 6 octobre 2026. Il prend trois engagements pour les éditions éligibles. Vos échanges avec Gemini restent dans votre organisation. Vos contenus ne sont ni relus par des humains ni utilisés pour entraîner des modèles d’IA générative en dehors de votre domaine sans autorisation. Enfin, Gemini suit les droits d’accès existants : un fichier que vous ne pouvez pas ouvrir, il ne le voit pas non plus. La réciproque mérite attention, car un dossier partagé trop largement lui est ouvert comme à vous.
Pour les abonnés Google AI, la page de protection des données qui couvre Sheets écrit que Gemini dans ces applications « ne stocke pas votre prompt ni la réponse générée sans votre autorisation », et qu’il ne se sert pas de vos contenus pour entraîner Gemini ou d’autres modèles d’IA générative.
Deux exceptions méritent d’être connues. Les fonctions en test du programme Workspace Experiments obéissent à d’autres règles : la page d’aide de la création de feuilles prévient que ces données « peuvent également être lues, notées, annotées et examinées par des réviseurs humains ». Les commentaires que vous envoyez à Google sur une réponse peuvent, eux, être lus par un humain. N’y collez pas d’extrait de vos données.
Côté organisation, trois réflexes suffisent. Utilisez le compte de l’entreprise, jamais un compte Gmail personnel pour des données de travail. Vérifiez que Gemini figure parmi les outils que votre charte d’usage de l’IA autorise. Et si la feuille contient des données personnelles, le RGPD s’applique à ce traitement comme à tout autre, quel que soit l’engagement de l’éditeur.
Reprenons la PME de distribution de 85 salariés de nos articles précédents. L’assistante de l’administration des ventes suit les commandes de 2025 dans une feuille Google Sheets : 1 842 lignes et huit colonnes, de la date au statut. Le directeur commercial lui demande le chiffre d’affaires par secteur pour le comité de lundi.
Elle commence par l’état des lieux. Gemini signale 37 dates stockées en texte, deux écritures du secteur Nord et 12 numéros de commande en double. Elle corrige les libellés par une action, reprend les dates à la main, puis traite les doublons elle-même, après les avoir affichés : ce sont des saisies répétées, pour 26 640 euros. Il reste 1 830 lignes.
Elle demande ensuite la formule de l’étape 4 et la recopie pour les quatre secteurs. Nord : 742 150 euros. Sud : 611 480. Est : 583 920. Ouest : 548 750. Le total, 2 486 300 euros, tombe sur celui de la comptabilité. Avant le nettoyage, la somme aurait atteint 2 512 940 euros, et personne n’aurait su d’où venait l’écart.
Dernier besoin : classer les 212 commentaires de livraison. La fonction AI les traite en une génération, sous la limite de 350 cellules. Elle en contrôle 30 à la main et trouve 27 accords, soit neuf sur dix. Elle précise la catégorie « erreur », relance, et ne présente ce classement au comité que comme un ordre de grandeur.
Les chiffres de cet exemple sont construits. Ils montrent où se gagne le temps : dans l’état des lieux, qui a évité de présenter un total trop élevé de 26 640 euros. Le calcul, lui, a pris une seconde.
Pour faire cet exercice sur vos propres tableaux, nous proposons des ateliers d’IA générative sur vos feuilles Google Sheets.
Un chiffre affiché dans la conversation n’a pas d’adresse. Personne ne peut le relire. Insérez la formule ou le tableau croisé dans la feuille, où chacun peut voir d’où il vient.
Le graphique inséré repose sur ses propres données, rangées dans un onglet à part. Il était juste le jour de sa création.
Vous consommez le plafond du mois avant d’avoir vérifié que la consigne classe correctement, alors qu’un essai sur trente lignes, relu à la main, aurait suffi à la corriger et à décider si le reste du fichier valait d’être traité.
En France, les fonctionnalités intelligentes sont désactivées par défaut. Vérifiez ce réglage, puis la langue, avant d’écrire au support.
Non. Google indique qu’il faut un forfait Google Workspace ou Google AI éligible. Côté entreprise, Business Starter ne l’inclut pas : il faut Business Standard, Business Plus, Enterprise Standard ou Enterprise Plus. Côté particulier, les annonces de Google citent les abonnements Google AI Pro, à 21,99 € par mois, et Ultra.
Ouvrez une feuille sur ordinateur et cliquez sur « Demander à Gemini », en haut à droite. Si le bouton ou certaines fonctions manquent, vérifiez trois points : votre offre, le réglage « Fonctionnalités intelligentes dans Google Workspace », désactivé par défaut dans l’Espace économique européen, et les choix de votre administrateur.
Oui pour le panneau latéral et pour la fonction AI, que la page des langues de Google liste en français. La création de feuilles entières accepte le français depuis juin 2026. Sheets canvas est annoncé en anglais, et l’aide de Google se contredit sur le remplissage de colonnes.
Écrivez =AI("votre consigne"; plage) dans une cellule, puis cliquez sur « Générer et insérer ». La fonction ne voit que la plage indiquée et répond en texte brut. Seules les 350 premières cellules sélectionnées sont générées en une fois, et les offres professionnelles plafonnent à 5 000 cellules par mois.
Oui, une fois le fichier passé au format Sheets. Un classeur Excel se convertit par Fichier, « Enregistrer au format Google Sheets ». Un CSV s’importe par Fichier, Importer, en choisissant le bon séparateur. Google précise que Gemini est plus efficace avec les fichiers Sheets natifs.
Pas sans contrôle. Google écrit que Gemini peut suggérer des informations inexactes. Ouvrez « Étapes de l’analyse », demandez une formule que vous pouvez relire, et recoupez le total avec un chiffre connu avant de le transmettre.
Pour les éditions Google Workspace éligibles, Google indique que vos contenus ne sont ni relus par des humains ni utilisés pour entraîner des modèles en dehors de votre domaine sans autorisation. Pour les abonnés Google AI, Google écrit que Gemini ne se sert pas de leurs contenus pour entraîner ses modèles. Les fonctions en test du programme Workspace Experiments et les commentaires envoyés à Google suivent d’autres règles.
Gemini dans Google Sheets rend service à ceux dont les données vivent déjà dans le tableur de Google et dont l’offre l’inclut. Son meilleur produit n’est pas la réponse rédigée du panneau latéral. C’est ce qu’il laisse dans la feuille : une colonne nettoyée, une formule expliquée, un tableau croisé que n’importe quel collègue peut ouvrir, relire et contredire sans avoir assisté à la conversation. Utilisé ainsi, il fait gagner du temps sans rien demander à croire sur parole. L’inverse existe aussi. Pris pour un oracle, il produit des chiffres sans adresse, que personne ne saura défendre en réunion.
Pour aller plus loin, découvrez notre formation IA générative pour les équipes qui pilotent leur activité dans un tableur.

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