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Copilot Word est l’assistant d’IA intégré au traitement de texte de Microsoft. Il rédige un premier jet à partir d’une consigne, réécrit un passage, transforme un paragraphe en tableau, résume un document long et répond à vos questions sur son contenu. Depuis peu, il peut aussi modifier directement le document à votre demande. Un premier essai avec une consigne d’une ligne donne pourtant un texte trop général. La différence se joue sur la consigne, sur les fichiers que vous donnez en référence et sur la relecture. Ce guide détaille chaque fonction pas à pas, avec les libellés de l’interface en français, sept prompts à réutiliser et les limites à connaître.
Pour situer Word dans l’ensemble de l’outil, voyez notre guide complet de Microsoft 365 Copilot. Pour savoir quelle offre donne accès à quoi, notre comparatif Copilot Pro vs Microsoft 365 Copilot fait le point.
En bref
Vous voulez que vos équipes dépassent le premier essai ? Notre formation Copilot pour rédiger plus vite dans Word, Outlook et PowerPoint se pratique sur vos propres documents.
La page d’accueil de Copilot dans Word l’indique d’emblée : il faut un abonnement Microsoft 365 ou une licence Copilot éligible, et les fonctions varient selon le cas. Trois situations se rencontrent.
Vous avez un abonnement personnel. Microsoft 365 Personnel, Famille et Premium incluent Copilot dans Word, avec un volume d’usage plus élevé sur Premium (22 € par mois).
Votre organisation n’a pas acheté de licence Copilot. Selon l’abonnement, vous pouvez disposer d’un accès dit standard à Copilot dans Word. Il travaille sur le document ouvert et sur le web, sans accès aux autres données de l’organisation.
Vous avez une licence Microsoft 365 Copilot. C’est le niveau complet : accès prioritaire, et surtout possibilité de s’appuyer sur vos fichiers, vos e-mails et vos réunions. La licence est affichée à 26 € HT par utilisateur et par mois, ou 18,20 € HT en version Copilot Business pour les structures de 300 utilisateurs au plus.
Si l’icône Copilot n’apparaît pas dans Word, deux causes sont à vérifier en premier : votre abonnement ne l’inclut pas, ou votre organisation l’a désactivé. Notre article Copilot Chat : gratuit ou payant explique ce que chaque niveau permet.
Côté plateformes, Copilot fonctionne dans Word pour Windows, pour Mac, pour iPad et sur le web.
Microsoft range les fonctions en grandes familles : créer, affiner, comprendre, collaborer. En pratique, cela donne cinq gestes.
D’après la page d’aide sur la rédaction, le geste est le même dans un document vierge et dans un document existant.
Copilot propose un texte. Vous choisissez alors de le conserver, de le supprimer, de le régénérer ou de l’affiner avec une demande de suivi : « plus court », « plus direct », « ajoute une introduction ».
Une consigne vague donne un texte vague. « Écris une note sur le télétravail » produit trois paragraphes que n’importe qui aurait pu écrire. Quatre précisions changent le résultat.
Comparez avec : « Rédige une note de deux pages pour le comité de direction sur l’organisation du télétravail à partir de janvier. Appuie-toi sur /enquete-interne.docx et /accord-2024.docx. Plan : constat, trois scénarios, recommandation. Ton factuel, sans jargon RH. »
Copilot sait aussi prendre un modèle ou un document existant comme point de départ. C’est le moyen le plus simple d’obtenir un texte à votre façon : donnez-lui en référence une proposition, un compte rendu ou un rapport que vous jugez réussi, et demandez-lui d’en reprendre la structure et le ton.
La page d’aide sur la réécriture décrit un geste en trois temps.
Copilot affiche plusieurs versions. Vous pouvez remplacer votre texte par celle qui vous convient, l’insérer en dessous pour comparer, ou en demander de nouvelles. Vous pouvez aussi corriger la suggestion à la main avant de l’accepter.
Trois usages rendent cette fonction utile au quotidien :
Une précaution : la réécriture travaille la forme. Si votre paragraphe contient un chiffre faux, la version réécrite le gardera. Et elle peut, à l’inverse, atténuer une nuance à laquelle vous teniez. Relisez toujours la version retenue.
Dans Word sur le web, Microsoft propose aussi un mode d’accompagnement : au lieu de réécrire à votre place, Copilot passe votre texte en revue et vous suggère des améliorations.
Un paragraphe qui compare trois options ou qui déroule une chronologie se lit mieux en tableau. La même page d’aide donne la marche à suivre.
Copilot affiche un aperçu. Vous le conservez, vous le régénérez ou vous l’abandonnez. Vous pouvez aussi préciser votre demande dans la zone de saisie : « ajoute une colonne Échéance », « classe par ordre de priorité ».
Le tableau obtenu est un tableau Word ordinaire, que vous modifiez comme les autres. Vérifiez seulement que Copilot n’a pas rempli une case avec une information absente du texte de départ. Pour l’éviter, ajoutez à votre demande : « si une information manque, écris « non précisé » ».
D’après la page d’aide sur les résumés, un aperçu récapitulatif peut s’afficher de lui-même à l’ouverture d’un document. Trois conditions : une licence Copilot, un document stocké sur OneDrive ou SharePoint, et au moins 200 mots. Le bouton « Afficher plus » déroule le résumé complet.
Vous pouvez aussi demander un résumé à tout moment dans le volet de conversation, y compris pour un document plus court.
La page d’aide sur la conversation donne des exemples de questions : y a-t-il un appel à l’action ? Comment rendre ce texte plus académique ? Peux-tu repérer les tournures passives ?
Trois possibilités méritent d’être connues.
Les réponses peuvent s’accompagner de références vers les passages du document. Microsoft signale toutefois une limite : pour un document long, les citations ne couvrent pas toujours la fin du texte. Sur un rapport volumineux, posez des questions ciblées, section par section, au lieu d’un résumé global.
C’est la nouveauté la plus marquante. Avec « Modifier avec Copilot », vous ne recevez plus une proposition à copier : Copilot crée, modifie, affine et met en forme le contenu directement dans le document, en utilisant les styles de Word.
La page d’aide dédiée décrit l’accès : onglet Accueil ou volet latéral, puis « Outils » et « Modifier avec Copilot ». Vous formulez votre demande, Copilot fait le travail, et vous enchaînez les demandes.
Quelques exemples de ce que cela change :
Plusieurs garde-fous existent. Dans un document partagé, Copilot montre un aperçu des changements avant de les appliquer. Si le suivi des modifications est activé, ses interventions y apparaissent. Et vous pouvez toujours annuler, ou revenir à une version précédente du fichier.
La page liste aussi ce que ce mode ne fait pas encore : générer ou insérer des images, ajouter ou modifier des commentaires, accepter ou refuser des modifications suivies, créer un nouveau fichier. Il n’agit que sur le document ouvert.
Deux réserves pour finir. Cette fonction est encore en cours de déploiement : la page la présente comme accessible aux publics de préversion jusqu’à sa disponibilité générale, pour les licences Microsoft 365 Copilot et pour Microsoft 365 Premium. Et Microsoft recommande la prudence sur les fichiers sensibles ou partagés, puisque les changements sont faits directement.
Où s’arrête ce guide. Demander à Copilot de modifier un document reste un usage d’assistant. Construire un agent qui enchaîne seul plusieurs tâches entre plusieurs outils est un autre sujet, traité dans notre formation pour créer et déployer des agents IA avec Copilot Studio.
Copilot dans Word comporte un sélecteur de modèle. Il propose un mode Auto, un niveau de raisonnement et, selon les réglages, un fournisseur de modèle comme OpenAI ou Claude. Dans une organisation européenne, les modèles d’Anthropic sont désactivés par défaut : ils n’apparaissent que si votre administrateur les a autorisés. Dans le doute, laissez le mode Auto.
La touche « / » est le geste le plus rentable à apprendre. Elle indique à Copilot sur quoi s’appuyer.
La page d’aide sur les références précise ce que l’on peut désigner ainsi : des fichiers, mais aussi des personnes, des réunions, des e-mails, des conversations Teams et des pages SharePoint. Les fichiers sont accessibles à tous ; les autres éléments supposent une licence Microsoft 365 Copilot.
Quelques repères pratiques :
Avec une licence complète, une consigne peut donc ressembler à ceci : « Rédige le compte rendu de /Réunion projet Atlas du 2 octobre, en reprenant le plan de /CR-type.docx et les chiffres de /budget-atlas.xlsx. »
Cadrer. Avant d’écrire la consigne, répondez à quatre questions : pour quoi, pour qui, à partir de quoi, sous quelle forme.
Générer. Lisez le premier jet en entier avant de le juger. Si le plan ne convient pas, régénérez au lieu de corriger ligne à ligne.
Affiner. Procédez par petites demandes successives. « Raccourcis la deuxième partie », puis « remplace les exemples par des cas du secteur bancaire », donne un meilleur résultat qu’une longue liste de corrections envoyée d’un coup.
Vérifier. Chiffres, noms propres, dates, citations : tout ce qui engage votre responsabilité se contrôle à la source. Notre article sur les hallucinations de l’IA donne une méthode.
Adaptez les éléments entre crochets. Les noms précédés de « / » sont à remplacer par vos propres fichiers.
1. Compte rendu de réunion
Rédige un compte rendu de 400 mots à partir des notes ci-dessous. Plan : décisions prises, actions avec responsable et échéance, points en suspens, date de la prochaine réunion. Ton factuel. Si un responsable ou une échéance manque, écris « à préciser ».
[coller les notes]2. Proposition à partir d’un modèle
Rédige une proposition de trois pages pour [client], en reprenant la structure de /proposition-type.docx et les besoins décrits dans /brief-client.docx. Adapte les exemples au secteur [secteur]. Termine par les prochaines étapes.3. Réécriture pour un autre public
Réécris ce passage pour un comité de direction. Conserve tous les chiffres et les conclusions. Supprime le vocabulaire technique. 200 mots au plus.4. Résumé pour décision
Résume ce document en cinq points au plus, pour une personne qui doit décider sans le lire en entier. Indique pour chaque point la section d'où il vient. Signale ce qui reste incertain.5. Tableau comparatif
Transforme le texte sélectionné en tableau à trois colonnes : critère, option A, option B. Si une information manque dans le texte, écris « non précisé ».6. Liste d’actions
À partir de ces notes, extrais toutes les actions à mener dans un tableau : action, responsable, échéance, priorité. N'invente ni responsable ni échéance.7. Relecture critique
Relis ce document sans le réécrire. Liste les incohérences entre sections, les répétitions, les passages trop longs et ceux qui manquent d'explications. Indique à chaque fois le titre de la section concernée.Pour les autres applications, notre bibliothèque de 25 prompts Copilot pour Office suit le même principe.
Voici un enchaînement construit pour illustrer la méthode. Vous sortez d’une réunion de lancement avec une page de notes en vrac.
Vous ouvrez un document vierge et lancez le premier prompt de la liste, en collant vos notes. Copilot produit un compte rendu structuré. À la lecture, deux actions n’ont pas de responsable : il a bien écrit « à préciser », comme demandé.
Vous affinez : « Regroupe les actions par équipe et ajoute une phrase d’introduction rappelant l’objectif du projet. » Puis vous sélectionnez la liste des actions et demandez un tableau.
Reste la vérification. Vous complétez les deux responsables manquants, vous corrigez une date que Copilot a mal lue dans vos notes, et vous relisez la liste des décisions en la comparant à vos souvenirs de la réunion. Le compte rendu part ensuite aux participants.
Le temps gagné porte sur la mise en forme et la rédaction. Le jugement sur ce qui a été décidé reste le vôtre.
La page d’aide consacrée aux appareils mobiles liste ce qui est possible sur téléphone et tablette : rédiger un brouillon, réécrire un passage ou le mettre en tableau, résumer un document d’au moins 200 mots, converser sur son contenu et s’appuyer sur trois fichiers de référence au plus, issus de OneDrive ou de SharePoint.
C’est suffisant pour relire un résumé dans le train ou préparer un premier jet entre deux rendez-vous. Pour un travail de fond, le poste de travail reste plus confortable.
La foire aux questions de Microsoft est franche sur quatre points.
S’y ajoutent trois limites d’usage.
Copilot ne remplace pas non plus un correcteur spécialisé. Pour l’orthographe et la grammaire françaises, un outil comme Antidote reste plus précis. Les deux se complètent : Copilot pour le premier jet et la reformulation, le correcteur pour la finition.
Avec un compte professionnel, Copilot respecte les droits d’accès existants : il ne lit que ce que vous avez le droit de lire. Microsoft indique que les requêtes, les réponses et les données consultées ne servent pas à entraîner les modèles, et que les engagements contractuels de Microsoft 365 s’appliquent.
Cela ne dispense pas de bon sens. Un document confidentiel donné en référence peut voir son contenu repris dans un texte destiné à un autre public. Relisez ce que vous diffusez, et vérifiez ce que prévoit la charte d’usage de l’IA de votre organisation.
L’outil ne se déploie pas tout seul. Trois habitudes, prises ensemble, font la différence entre une équipe qui s’en sert et une équipe qui l’a essayé une fois.
Partager des consignes qui marchent. Un document commun avec les cinq ou six prompts utiles au service évite à chacun de repartir de zéro.
Désigner des documents de référence. Un compte rendu type, une proposition type, une note type : ce sont eux qui donnent aux textes générés le ton de la maison.
Fixer une règle de relecture. Qui relit quoi avant diffusion, et sur quels points. Cette règle protège l’équipe autant que le lecteur.
Ces habitudes se prennent plus vite en groupe, sur des cas réels. C’est le principe de notre formation Copilot en atelier, sur les documents de votre service. Pour les autres applications, nos guides de Copilot dans Excel et de Copilot dans PowerPoint prennent le relais.
Il n’existe pas de version gratuite autonome. Copilot dans Word est inclus dans les abonnements personnels Microsoft 365 et, en entreprise, accessible à des degrés divers selon l’abonnement et la licence. L’accès complet, avec vos fichiers et vos e-mails, suppose la licence Microsoft 365 Copilot.
Les causes les plus courantes : votre abonnement n’inclut pas Copilot, votre organisation l’a désactivé, ou votre version de Word n’est pas à jour. Vérifiez votre licence, puis interrogez votre service informatique.
Oui. Tapez « / » dans la consigne pour désigner un fichier. Avec une licence Microsoft 365 Copilot, vous pouvez aussi désigner des e-mails, des réunions et des conversations Teams.
Oui, à la demande ou automatiquement pour un document d’au moins 200 mots stocké sur OneDrive ou SharePoint. Sur un document très long, les références ne couvrent pas toujours la fin du texte : posez des questions par section.
Dans le volet de conversation, Copilot répond et propose ; vous décidez de ce que vous reprenez. Avec « Modifier avec Copilot », il intervient directement dans le document. L’option « Chat uniquement » garantit qu’il n’y touche pas.
Pas sans relecture. Microsoft écrit que le contenu généré peut être inexact ou inapproprié. Contrôlez les faits, les chiffres et les noms avant de diffuser.
Il fonctionne en français. Microsoft précise que la qualité la plus élevée est attendue en anglais et qu’elle doit progresser dans les autres langues.
Non. Copilot rédige et reformule ; un correcteur spécialisé contrôle l’orthographe, la grammaire et la typographie avec plus de précision. Les deux outils se complètent.
Copilot Word fait gagner du temps là où l’écriture est répétitive : comptes rendus, notes, propositions, synthèses. Il le fait d’autant mieux que vous lui donnez un objectif, un lecteur et des fichiers de référence. Ce qu’il ne fait pas, c’est décider à votre place de ce qui est juste. Commencez par un type de document que vous produisez chaque semaine, mettez au point la consigne qui fonctionne, puis partagez-la autour de vous. Pour aller plus loin que Word, vous pouvez former vos équipes à l’IA générative appliquée à la rédaction professionnelle.

9 octobre 2026
Intelligence Artificielle – IA


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