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Microsoft 365 Copilot est l’assistant d’IA intégré à Word, Excel, PowerPoint, Outlook et Teams. Il rédige, résume, analyse et retrouve l’information à partir de vos propres documents, e-mails et réunions, dans le respect des droits d’accès de chacun. Le nom « Copilot » recouvre pourtant plusieurs produits, avec des prix et des capacités très différents, et l’offre a encore bougé en 2026 : arrivée de Cowork, nouvelle offre pour les PME, choix du modèle, annonce d’un nouveau Copilot fin septembre. Ce guide fait le tri : ce que fait l’outil, ce que chaque niveau d’accès permet, ce que cela coûte en France, ce qu’il advient de vos données et comment réussir un déploiement.
Si vous comparez plusieurs assistants avant de choisir, nos guides de ChatGPT, de Claude et de Gemini suivent le même plan.
En bref
Vous préparez l’arrivée de l’outil dans vos équipes ? Notre formation Microsoft 365 Copilot pour prendre en main l’assistant dans vos applications se déroule sur vos propres documents.
La documentation de Microsoft décrit trois ingrédients communs à toutes les versions : des modèles de langage, un ancrage dans des données (le web, les données de l’organisation, ou les deux) et un accès borné par les autorisations de l’utilisateur.
Le troisième point est celui qui distingue Copilot d’un assistant grand public. Quand vous demandez « où en est le dossier Durand ? », Copilot cherche dans les fichiers, les e-mails et les réunions auxquels vous avez accès, et seulement ceux-là. Microsoft appelle Microsoft Graph et Work IQ les couches qui relient l’assistant à ces données.
La même page distingue trois situations, signalées par un libellé dans les applications.
Copilot Chat. Vous avez un abonnement Microsoft 365 éligible, sans licence Copilot. Vous disposez d’un assistant conversationnel sécurisé dont les réponses reposent sur le web. Vous pouvez lui soumettre un fichier, mais il ne va pas chercher seul dans vos données.
L’accès standard dans les applications. Toujours sans licence Copilot, certains abonnements donnent un accès dit standard à Copilot dans Word, Excel, PowerPoint et OneNote.
La licence Microsoft 365 Copilot. C’est le niveau complet : réponses fondées sur le web et sur vos données de travail, accès prioritaire dans les applications, et possibilité d’utiliser Cowork avec une facturation à l’usage.
Notre article Copilot Chat : gratuit ou payant détaille la frontière entre les deux premiers niveaux et le troisième.
Les abonnements personnels suivent une autre logique. La page de comparaison de Microsoft affiche trois formules : Microsoft 365 Personnel à 10 € par mois, Famille à 13 € par mois et Premium à 22 € par mois. Toutes trois incluent Copilot, avec un volume d’usage croissant, et Premium ajoute des fonctions agentiques. L’offre Copilot Pro n’apparaît plus sur cette page. Notre article Copilot Pro vs Microsoft 365 Copilot fait le point sur ce qui sépare l’offre personnelle de l’offre professionnelle.
Un point de vocabulaire pour finir. Microsoft simplifie ses appellations : l’application s’appelle désormais Microsoft Copilot Chat, et son adresse passe de m365.cloud.microsoft à copilot.cloud.microsoft. Dans ce guide, « Microsoft 365 Copilot » désigne la licence professionnelle, qui reste le nom affiché sur les pages de prix en France.
Copilot se présente de deux façons : un volet de conversation, accessible partout, et des commandes intégrées à chaque application. Voici l’essentiel par outil, avec le guide détaillé correspondant.
Copilot rédige un premier jet à partir d’une consigne ou d’un document existant, reformule un passage, résume un texte long et répond à des questions sur son contenu. Depuis août 2026, les notes de version signalent la possibilité de choisir un modèle d’Anthropic pour l’édition dans Word sur le web, là où cette option est activée. Notre guide : Copilot dans Word.
Copilot aide à écrire des formules, à mettre en forme et à analyser un tableau : tendances, écarts, graphiques. Depuis août 2026, il peut recourir à Python pendant l’édition, et depuis septembre le volet de conversation renvoie directement vers les modifications apportées au classeur. Notre guide : Copilot dans Excel.
Copilot construit une présentation à partir d’un document Word, d’un brief ou, depuis août 2026, d’un e-mail et de sources web. Il réorganise les diapositives et résume un diaporama reçu. Notre guide : Copilot dans PowerPoint.
Copilot résume un fil de discussion, propose une réponse, aide à trier la boîte de réception et à préparer une réunion. Depuis août 2026, il commente aussi un brouillon pendant que vous l’écrivez. Notre guide : Copilot dans Outlook.
Copilot résume une réunion, liste les décisions et les actions, et répond à des questions sur ce qui s’est dit. Une condition technique : la transcription ou l’enregistrement doit être activé pour qu’il puisse s’appuyer sur le contenu de la réunion après coup. Notre guide : Copilot dans Teams.
En dehors des applications, la licence complète donne accès à plusieurs outils :
Le volet de conversation propose aussi un sélecteur de mode : Auto, réponse rapide ou réflexion approfondie. En mode Auto, Copilot choisit lui-même le modèle selon la difficulté de la question.
Pour tirer parti de ces fonctions, la formulation des demandes compte autant que l’outil. Notre bibliothèque de 25 prompts Copilot pour Office donne des modèles prêts à adapter.
Voici cinq demandes simples, à adapter, qui montrent ce que la licence apporte par rapport à un assistant sans accès à vos données.
Deux réflexes rendent ces demandes plus fiables. Nommez les fichiers ou les personnes concernés au lieu de laisser Copilot deviner. Et demandez-lui d’indiquer les documents sur lesquels il s’appuie, pour pouvoir vérifier.
Copilot Cowork fait passer l’assistant de la réponse à l’exécution. Vous lui confiez une tâche complète, il la mène en plusieurs étapes. La page des nouveautés de Cowork indique une disponibilité générale depuis juin 2026 pour toutes les organisations dotées de Microsoft 365 Copilot. Les fonctions listées vont de la modification de fichiers Office avec conservation de l’historique des versions à la création de petites applications interactives, en passant par les tâches déclenchées par un événement.
Cowork n’est pas inclus au forfait : la documentation précise qu’il relève d’une facturation à l’usage, pilotée par des crédits Copilot. Le principe rappelle celui de Claude Cowork, que nous décrivons dans un article dédié.
Copilot n’est plus lié à un seul fournisseur de modèles. Dans Cowork, la liste publiée en septembre 2026 comprend GPT-6 Astra d’OpenAI ainsi que plusieurs modèles Claude d’Anthropic. Depuis août, Researcher permet aussi de sélectionner le modèle. Pour les organisations européennes, ce choix dépend d’un réglage d’administration, détaillé plus bas.
Microsoft 365 Copilot Business s’adresse aux structures de 300 utilisateurs au plus. La licence est moins chère que celle des grandes organisations et se vend aussi en formule groupée avec les abonnements Business Standard et Business Premium.
Fin septembre, Microsoft a présenté une nouvelle version de Copilot organisée autour de trois espaces :
Ces nouveautés ne sont pas encore générales. Home et Code sont déployés progressivement auprès du programme Frontier, réservé aux organisations volontaires pour tester en avance. Autopilot passe en préversion privée. Si vous ne les voyez pas dans votre interface, c’est normal.
Où s’arrête ce guide. Créer ses propres agents avec Copilot Studio, ou laisser un agent travailler en autonomie, relève d’un autre sujet que l’usage de l’assistant. Il est traité dans notre formation pour créer et déployer des agents IA avec Copilot Studio.
Les montants ci-dessous sont ceux affichés par Microsoft en France début octobre 2026, hors taxes, par utilisateur et par mois.
La page dédiée aux entreprises affiche la licence Microsoft 365 Copilot à 26,00 € en paiement annuel, ou 27,30 € en paiement mensuel avec engagement annuel. Une licence distincte pour une offre Microsoft 365 éligible est nécessaire. Le prix couvre la conversation ancrée dans vos données, la recherche avec connecteurs, les Notebooks, les agents, ainsi que deux outils d’administration : SharePoint Advanced Management et Copilot Analytics.
La page des tarifs présente trois formules.
| Formule | Engagement annuel | Paiement mensuel |
|---|---|---|
| Copilot Business seul, en complément d’un abonnement Business éligible | 18,20 € (15,60 € en promotion jusqu’au 31 décembre 2026) | 21,84 € |
| Business Standard + Copilot Business | 20,36 € | 24,43 € |
| Business Premium + Copilot Business | 27,73 € | 33,28 € |
Un essai gratuit d’un mois est proposé sur ces formules, avec carte bancaire.
Trois postes sont à prévoir dans le budget.
Rien n’oblige à acheter une licence pour chaque salarié. Vous pouvez commencer par les métiers qui manipulent le plus de documents, d’e-mails et de réunions, et laisser Copilot Chat aux autres. La bonne question est celle de l’usage : une personne qui n’ouvre l’outil qu’une fois par semaine ne justifie pas la dépense. Notre article Mesurer le ROI de Copilot propose une méthode pour en juger.
La page sur la protection des données d’entreprise pose trois principes.
Les modèles Claude sont proposés en tant que sous-traitant de Microsoft. La page qui leur est consacrée précise deux points importants pour une organisation française. D’abord, ces modèles sont désactivés par défaut dans l’Union européenne, dans l’AELE et pour les clients britanniques : un administrateur doit les activer, dans le centre d’administration, rubrique Copilot puis Paramètres. Ensuite, ils sont exclus pour l’instant de la frontière de données de l’Union européenne.
Certains modèles avancés supposent en plus une conservation des données par Anthropic, jusqu’à trente jours. Cette option est désactivée partout par défaut et relève des conditions d’Anthropic, distinctes du contrat Microsoft.
Avant d’activer quoi que ce soit, associez votre délégué à la protection des données à la décision.
Copilot ne contourne aucun droit d’accès. Il rend en revanche très visibles les erreurs de partage accumulées au fil des ans : un dossier de paie ouvert à « tout le monde », un site SharePoint oublié. Ce qu’un salarié pouvait trouver en cherchant longtemps, Copilot le lui sert en une question. La préparation des droits est donc la première étape d’un déploiement, avant toute attribution de licence. Notre article Préparer son tenant Copilot y est consacré.
La liste des prérequis est courte mais stricte :
Deux détails évitent des surprises : Copilot n’est pas disponible avec une licence attribuée à l’appareil, et il peut s’écouler jusqu’à vingt-quatre heures entre l’attribution d’une licence et l’apparition de Copilot dans certaines applications.
Le guide de mise en place de Microsoft suit une progression en trois temps, que nous résumons ainsi.
Notre article Copilot Chat : gratuit ou payant détaille la frontière entre les deux premiers niveaux et le troisième.
Les abonnements personnels suivent une autre logique. La page de comparaison de Microsoft affiche trois formules : Microsoft 365 Personnel à 10 € par mois, Famille à 13 € par mois et Premium à 22 € par mois. Toutes trois incluent Copilot, avec un volume d’usage croissant, et Premium ajoute des fonctions agentiques. L’offre Copilot Pro n’apparaît plus sur cette page. Notre article Copilot Pro vs Microsoft 365 Copilot fait le point sur ce qui sépare l’offre personnelle de l’offre professionnelle.
Un point de vocabulaire pour finir. Microsoft simplifie ses appellations : l’application s’appelle désormais Microsoft Copilot Chat, et son adresse passe de m365.cloud.microsoft à copilot.cloud.microsoft. Dans ce guide, « Microsoft 365 Copilot » désigne la licence professionnelle, qui reste le nom affiché sur les pages de prix en France.
Copilot se présente de deux façons : un volet de conversation, accessible partout, et des commandes intégrées à chaque application. Voici l’essentiel par outil, avec le guide détaillé correspondant.
Copilot rédige un premier jet à partir d’une consigne ou d’un document existant, reformule un passage, résume un texte long et répond à des questions sur son contenu. Depuis août 2026, les notes de version signalent la possibilité de choisir un modèle d’Anthropic pour l’édition dans Word sur le web, là où cette option est activée. Notre guide : Copilot dans Word.
Copilot aide à écrire des formules, à mettre en forme et à analyser un tableau : tendances, écarts, graphiques. Depuis août 2026, il peut recourir à Python pendant l’édition, et depuis septembre le volet de conversation renvoie directement vers les modifications apportées au classeur. Notre guide : Copilot dans Excel.
Copilot construit une présentation à partir d’un document Word, d’un brief ou, depuis août 2026, d’un e-mail et de sources web. Il réorganise les diapositives et résume un diaporama reçu. Notre guide : Copilot dans PowerPoint.
Copilot résume un fil de discussion, propose une réponse, aide à trier la boîte de réception et à préparer une réunion. Depuis août 2026, il commente aussi un brouillon pendant que vous l’écrivez. Notre guide : Copilot dans Outlook.
Copilot résume une réunion, liste les décisions et les actions, et répond à des questions sur ce qui s’est dit. Une condition technique : la transcription ou l’enregistrement doit être activé pour qu’il puisse s’appuyer sur le contenu de la réunion après coup. Notre guide : Copilot dans Teams.
En dehors des applications, la licence complète donne accès à plusieurs outils :
Le volet de conversation propose aussi un sélecteur de mode : Auto, réponse rapide ou réflexion approfondie. En mode Auto, Copilot choisit lui-même le modèle selon la difficulté de la question.
Pour tirer parti de ces fonctions, la formulation des demandes compte autant que l’outil. Notre bibliothèque de 25 prompts Copilot pour Office donne des modèles prêts à adapter.
Voici cinq demandes simples, à adapter, qui montrent ce que la licence apporte par rapport à un assistant sans accès à vos données.
Deux réflexes rendent ces demandes plus fiables. Nommez les fichiers ou les personnes concernés au lieu de laisser Copilot deviner. Et demandez-lui d’indiquer les documents sur lesquels il s’appuie, pour pouvoir vérifier.
Copilot Cowork fait passer l’assistant de la réponse à l’exécution. Vous lui confiez une tâche complète, il la mène en plusieurs étapes. La page des nouveautés de Cowork indique une disponibilité générale depuis juin 2026 pour toutes les organisations dotées de Microsoft 365 Copilot. Les fonctions listées vont de la modification de fichiers Office avec conservation de l’historique des versions à la création de petites applications interactives, en passant par les tâches déclenchées par un événement.
Cowork n’est pas inclus au forfait : la documentation précise qu’il relève d’une facturation à l’usage, pilotée par des crédits Copilot. Le principe rappelle celui de Claude Cowork, que nous décrivons dans un article dédié.
Copilot n’est plus lié à un seul fournisseur de modèles. Dans Cowork, la liste publiée en septembre 2026 comprend GPT-6 Astra d’OpenAI ainsi que plusieurs modèles Claude d’Anthropic. Depuis août, Researcher permet aussi de sélectionner le modèle. Pour les organisations européennes, ce choix dépend d’un réglage d’administration, détaillé plus bas.
Microsoft 365 Copilot Business s’adresse aux structures de 300 utilisateurs au plus. La licence est moins chère que celle des grandes organisations et se vend aussi en formule groupée avec les abonnements Business Standard et Business Premium.
Fin septembre, Microsoft a présenté une nouvelle version de Copilot organisée autour de trois espaces :
Ces nouveautés ne sont pas encore générales. Home et Code sont déployés progressivement auprès du programme Frontier, réservé aux organisations volontaires pour tester en avance. Autopilot passe en préversion privée. Si vous ne les voyez pas dans votre interface, c’est normal.
Où s’arrête ce guide. Créer ses propres agents avec Copilot Studio, ou laisser un agent travailler en autonomie, relève d’un autre sujet que l’usage de l’assistant. Il est traité dans notre formation pour créer et déployer des agents IA avec Copilot Studio.
Les montants ci-dessous sont ceux affichés par Microsoft en France début octobre 2026, hors taxes, par utilisateur et par mois.
La page dédiée aux entreprises affiche la licence Microsoft 365 Copilot à 26,00 € en paiement annuel, ou 27,30 € en paiement mensuel avec engagement annuel. Une licence distincte pour une offre Microsoft 365 éligible est nécessaire. Le prix couvre la conversation ancrée dans vos données, la recherche avec connecteurs, les Notebooks, les agents, ainsi que deux outils d’administration : SharePoint Advanced Management et Copilot Analytics.
La page des tarifs présente trois formules.
| Formule | Engagement annuel | Paiement mensuel |
|---|---|---|
| Copilot Business seul, en complément d’un abonnement Business éligible | 18,20 € (15,60 € en promotion jusqu’au 31 décembre 2026) | 21,84 € |
| Business Standard + Copilot Business | 20,36 € | 24,43 € |
| Business Premium + Copilot Business | 27,73 € | 33,28 € |
Un essai gratuit d’un mois est proposé sur ces formules, avec carte bancaire.
Trois postes sont à prévoir dans le budget.
Rien n’oblige à acheter une licence pour chaque salarié. Vous pouvez commencer par les métiers qui manipulent le plus de documents, d’e-mails et de réunions, et laisser Copilot Chat aux autres. La bonne question est celle de l’usage : une personne qui n’ouvre l’outil qu’une fois par semaine ne justifie pas la dépense. Notre article Mesurer le ROI de Copilot propose une méthode pour en juger.
La page sur la protection des données d’entreprise pose trois principes.
Les modèles Claude sont proposés en tant que sous-traitant de Microsoft. La page qui leur est consacrée précise deux points importants pour une organisation française. D’abord, ces modèles sont désactivés par défaut dans l’Union européenne, dans l’AELE et pour les clients britanniques : un administrateur doit les activer, dans le centre d’administration, rubrique Copilot puis Paramètres. Ensuite, ils sont exclus pour l’instant de la frontière de données de l’Union européenne.
Certains modèles avancés supposent en plus une conservation des données par Anthropic, jusqu’à trente jours. Cette option est désactivée partout par défaut et relève des conditions d’Anthropic, distinctes du contrat Microsoft.
Avant d’activer quoi que ce soit, associez votre délégué à la protection des données à la décision.
Copilot ne contourne aucun droit d’accès. Il rend en revanche très visibles les erreurs de partage accumulées au fil des ans : un dossier de paie ouvert à « tout le monde », un site SharePoint oublié. Ce qu’un salarié pouvait trouver en cherchant longtemps, Copilot le lui sert en une question. La préparation des droits est donc la première étape d’un déploiement, avant toute attribution de licence. Notre article Préparer son tenant Copilot y est consacré.
La liste des prérequis est courte mais stricte :
Deux détails évitent des surprises : Copilot n’est pas disponible avec une licence attribuée à l’appareil, et il peut s’écouler jusqu’à vingt-quatre heures entre l’attribution d’une licence et l’apparition de Copilot dans certaines applications.
Le guide de mise en place de Microsoft suit une progression en trois temps, que nous résumons ainsi.
Préparer. Microsoft recommande d’exporter les cent sites SharePoint les plus utilisés, de contrôler leurs autorisations, de désactiver le groupe « tout le monde sauf les utilisateurs externes » au niveau de l’organisation et d’activer l’audit pour suivre les interactions avec Copilot. Les étiquettes de confidentialité classent et protègent les contenus sensibles. Une recherche SharePoint restreinte peut limiter temporairement ce que Copilot retrouve.
Piloter. Constituez un groupe de premiers utilisateurs issus de plusieurs métiers, de préférence parmi ceux qui utilisent déjà beaucoup Microsoft 365. Attribuez-leur une licence, formez-les, puis recueillez leurs usages les plus utiles. Ils deviendront vos relais.
Généraliser. Étendez par vagues, avec un plan de communication, puis suivez l’adoption. Le tableau de bord Copilot de Viva Insights et les rapports d’usage du centre d’administration donnent les chiffres.
Un déploiement de Copilot n’est pas un projet purement informatique. La DSI prépare les droits et les licences. La direction de chaque métier désigne les tâches où l’assistant doit faire gagner du temps. Le service formation organise la montée en compétence. Et le délégué à la protection des données valide les réglages sensibles, dont l’activation de modèles tiers.
Une licence attribuée n’est pas une licence utilisée. Sans accompagnement, le risque est que l’usage se limite à résumer un e-mail de temps en temps, loin de ce que le prix de la licence suppose.
Trois contenus de formation sont à prévoir.
Savoir formuler une demande. Donner le contexte, désigner les fichiers à utiliser, préciser le format attendu. C’est ce qui sépare une réponse vague d’un document exploitable.
Connaître les limites. Copilot peut se tromper, citer un document périmé ou ignorer un fichier auquel vous n’avez pas accès. Chaque utilisateur doit savoir vérifier une réponse avant de la transmettre.
Partir du métier. Un commercial, une assistante de direction et un contrôleur de gestion n’attendent pas la même chose de l’outil. Les cas d’usage se travaillent par fonction.
C’est le principe de notre formation Copilot en entreprise, organisée par métier : chaque participant repart avec les demandes types qui correspondent à son poste.
La formation a aussi une dimension réglementaire : l’article 4 du règlement européen sur l’IA porte sur la maîtrise de ces outils par les personnes qui les utilisent. Notre article sur l’article 4 de l’AI Act et le plan de formation en détaille la portée.
Cinq limites sont à connaître avant de s’engager.
Le choix dépend d’abord de l’endroit où vivent vos documents. Si votre organisation travaille dans Microsoft 365, Copilot a un avantage que les autres n’ont pas : il lit vos fichiers, vos e-mails et vos réunions sans connecteur à installer, avec les droits existants. Si vous travaillez dans Google Workspace, Gemini occupe la même place. ChatGPT et Claude restent des assistants généralistes, qui se branchent sur vos outils par des connecteurs.
Rien n’empêche de combiner deux outils : Copilot pour ce qui touche aux données internes, un assistant généraliste pour la rédaction longue ou l’analyse. L’essentiel est de fixer une règle claire sur ce qui peut être confié à chacun.
Non. La licence Microsoft 365 Copilot est payante et s’ajoute à un abonnement Microsoft 365 éligible. Sans licence supplémentaire, vous disposez de Copilot Chat, dont les réponses reposent sur le web.
Début octobre 2026, Microsoft affiche 26 € HT par utilisateur et par mois en paiement annuel pour les grandes organisations. Pour les structures de 300 utilisateurs au plus, Copilot Business est à 18,20 € HT, ramené à 15,60 € HT jusqu’au 31 décembre 2026.
Copilot Chat répond à partir du web et des fichiers que vous lui soumettez. Microsoft 365 Copilot accède en plus à vos données de travail (fichiers, e-mails, réunions, conversations), avec un accès prioritaire dans les applications.
Non, d’après la documentation de Microsoft : les requêtes, les réponses et les données consultées ne sont pas utilisées pour entraîner les modèles de fondation.
Il voit ce que l’utilisateur connecté a le droit de voir, ni plus ni moins. Si un dossier confidentiel est partagé trop largement, Copilot le trouvera. D’où l’importance de vérifier les partages avant le déploiement.
Une fonction qui exécute des tâches complètes en plusieurs étapes, au lieu de répondre à une question. Elle est disponible depuis juin 2026 pour les organisations dotées de Microsoft 365 Copilot et facturée à l’usage.
Oui, là où l’administrateur l’a autorisé. Dans l’Union européenne, les modèles d’Anthropic sont désactivés par défaut et restent pour l’instant hors de la frontière de données européenne.
Non. Les licences s’attribuent utilisateur par utilisateur. Commencer par un groupe pilote, puis étendre aux métiers qui en tirent le plus de valeur, limite la dépense.
Oui, avec Copilot Studio. Des agents simples, fondés sur des instructions et des sites publics, sont inclus avec Copilot Chat. Les autres sont facturés à l’usage. Ce sujet relève de la création d’agents, que nous traitons à part.
Microsoft 365 Copilot tient ses promesses dans les organisations qui ont fait trois choses avant d’acheter : mettre de l’ordre dans leurs droits d’accès, choisir les métiers à équiper en premier, et prévoir du temps pour apprendre à s’en servir. Commencez par un pilote de quelques semaines, mesurez ce qui change réellement dans le travail des participants, puis décidez de l’extension. Et si Copilot n’est qu’une pièce de votre démarche, vous pouvez aussi former vos équipes à l’IA générative, de Copilot aux assistants généralistes.

9 octobre 2026
Intelligence Artificielle – IA


9 octobre 2026
Intelligence Artificielle – IA


9 octobre 2026
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