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Copilot ne lit que ce que l’utilisateur a déjà le droit d’ouvrir. La phrase rassure, et c’est pourtant elle qui pose le problème. Un dossier de paie partagé à toute l’entreprise par erreur il y a quatre ans dormait sans que personne le cherche. Avec un assistant qui répond à « quel est le salaire de mon responsable ? », il ne dort plus. Préparer son tenant Copilot consiste à trouver ces portes ouvertes avant que l’assistant ne les trouve, puis à poser des règles pour qu’elles ne se rouvrent pas.
Cet article fait partie de notre dossier sur Microsoft 365 Copilot. Il se lit avant notre méthode pour mesurer le ROI de Copilot, et à côté du comparatif des versions de Copilot Chat, qui dit qui a accès à quoi sans licence payante.
En bref
FORMATION MICROSOFT 365 COPILOT · PROACTIVE ACADEMY
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Un tenant, c’est l’espace Microsoft 365 de votre organisation : ses comptes, ses boîtes aux lettres, ses sites SharePoint, ses équipes Teams, ses OneDrive. Copilot s’appuie sur cet ensemble pour répondre.
La règle de base est écrite dans la page de Microsoft sur les données et la confidentialité : Copilot affiche uniquement les données pour lesquelles l’utilisateur dispose au minimum d’une autorisation d’affichage. Il n’ajoute aucun droit. Il n’en retire aucun non plus.
Le risque vient donc de l’existant. Un lien « toute l’entreprise » créé pour gagner du temps. Un site d’équipe dont l’héritage des droits a été rompu. Un groupe « Tout le monde sauf les utilisateurs externes » ajouté sur une bibliothèque de contrats. Avant Copilot, il fallait connaître le chemin du fichier pour tomber dessus. Avec Copilot, il suffit de poser la bonne question. Microsoft le formule ainsi dans sa documentation Purview : l’IA générative amplifie le problème du partage excessif, parce qu’elle fait remonter des contenus obsolètes, trop largement ouverts ou sans règle de gouvernance.
Un mot sur les chiffres. La version de juin de cet article citait des pourcentages d’organisations « non prêtes » et un taux moyen d’étiquetage, tirés d’évaluations de cabinets de conseil. Nous les avons retirés : ils ne viennent pas d’une source que vous pourriez vérifier, et le seul chiffre qui compte est celui de votre propre tenant. Les outils décrits plus bas vous le donnent.
Avant de parler de gouvernance, assurez-vous que Copilot peut fonctionner. La page des prérequis de Microsoft 365 Copilot, mise à jour le 5 octobre 2026, liste les points suivants.
*.office.com et *.cloud.microsoft. Un pare-feu qui les coupe, une inspection TLS ou un proxy aux délais trop courts suffisent à le faire échouer. Microsoft fournit un test de connectivité à lancer depuis un poste.Le même guide demande trois choses avant toute attribution de licence : activer l’authentification multifacteur pour tous, activer le journal d’audit unifié dans Purview, et revoir les règles d’accès conditionnel.
Côté budget, les pages françaises de Microsoft affichent au 9 octobre 2026 : 26,00 € HT par utilisateur et par mois pour Microsoft 365 Copilot, en paiement annuel, et 18,20 € HT pour Copilot Business, réservé aux structures de 300 utilisateurs au plus (15,60 € HT la première année pour un engagement pris avant le 31 décembre 2026). Les deux s’ajoutent à un abonnement Microsoft 365 existant.
Dernier point d’organisation : le rôle Administrateur IA. Il donne accès aux réglages de Copilot et des agents sans exiger les droits d’administrateur général. Attribuez-le à la personne qui pilote le projet, et gardez le rôle d’administrateur général pour les urgences.
Microsoft documente désormais une méthode unique, le plan de déploiement pour une base sécurisée et gouvernée. Il tient en trois chantiers : corriger le partage excessif, poser des garde-fous, répondre aux obligations réglementaires. Le détail pas à pas figure dans le guide « Configure a secure and governed foundation », mis à jour le 7 octobre 2026.
Deux outils portent l’ensemble.
SharePoint Advanced Management gère le partage, les accès et le cycle de vie des sites. D’après sa page de licence, il suffit qu’une seule licence Microsoft 365 Copilot soit attribuée dans l’organisation pour que les administrateurs SharePoint accèdent à ses fonctions. Une exception : la restriction de création de sites par les applications demande toujours le module complémentaire payant.
Microsoft Purview traite la classification, la prévention des pertes de données, l’audit et la conservation. Le guide précise que les fonctions de base sont comprises dans Microsoft 365 E3 et que des fonctions avancées relèvent de E5 ou E7, sans donner la liste. Vérifiez donc chaque fonction dans le portail Purview avant de bâtir votre plan dessus.
C’est le chantier qui décide de la date de lancement. Il se mène en trois temps.
Commencez par ce qui tourne déjà tout seul. Dans Purview, les évaluations des risques liés aux données lancent chaque semaine une analyse automatique des cent sites SharePoint les plus utilisés de votre organisation. Le premier résultat arrive après un délai de quatre jours. Pour chaque site, vous voyez le volume de données sensibles détectées et les éléments partagés avec n’importe qui, avec toute l’organisation ou avec l’extérieur.
Vous pouvez ensuite créer une évaluation personnalisée sur les utilisateurs et les sites de votre choix. Ses résultats sont conservés trente jours. L’analyse fichier par fichier existe aussi, avec deux limites à connaître : dix sites SharePoint au plus, et pas de OneDrive.
Côté SharePoint, deux rapports complètent le tableau : l’évaluation de la gestion de contenu, qui signale les audiences trop larges, les héritages rompus et les sites sans propriétaire, et les rapports de gouvernance de l’accès aux données, dont un consacré au groupe « Tout le monde sauf les utilisateurs externes ».
Un détail de vocabulaire qui vous évitera de chercher : l’outil que Microsoft appelait DSPM for AI porte désormais la mention « classique ». La porte d’entrée s’appelle Data Security Posture Management.
Corriger des droits prend du temps. En attendant, deux protections provisoires existent.
La première est la découverte de contenu restreinte. Elle retire un site des résultats de recherche à l’échelle de l’organisation et des réponses de Copilot, et fait disparaître le bouton Copilot sur ce site. Retenez trois choses. Elle ne modifie aucune autorisation : les personnes qui avaient accès au site l’ont toujours. Elle ne couvre pas OneDrive. Et elle n’est pas immédiate : pour un site de plus de 500 000 éléments, Microsoft prévient que la mise à jour peut prendre plus d’une semaine.
Un point reste flou. La page de Microsoft dit à un endroit que les fichiers consultés récemment sont masqués eux aussi, et à un autre que l’utilisateur retrouve toujours ceux qu’il possède ou qu’il a consultés récemment. Faites l’essai sur un site avant de vous y fier.
La seconde passe par la prévention des pertes de données : une règle peut interdire à Copilot d’utiliser les fichiers et les e-mails qui portent certaines étiquettes de confidentialité. Nous y revenons au chantier 2.
Et la recherche SharePoint restreinte, qui limitait Copilot à une liste de cent sites au plus ? Microsoft la retire : depuis le 31 juillet 2026, il n’est plus possible de l’activer. Si votre plan de déploiement en parlait, il date. La page ne dit pas ce que deviennent les activations antérieures : si c’est votre cas, n’en faites pas un dispositif durable, Microsoft la décrit elle-même comme une solution de court terme.
Le guide de Microsoft liste les corrections dans cet ordre :
Le deuxième point change l’échelle du travail. L’équipe informatique ne sait pas si le stagiaire de 2023 doit encore voir le dossier d’appel d’offres. La responsable du service le sait. Les revues d’accès lui posent la question directement.
Par où commencer quand on a trois mille sites ? Le guide de configuration donne une méthode simple : exportez la liste des cent sites les plus utilisés depuis le centre d’administration SharePoint, passez-les au rapport sur l’état des autorisations, et traitez d’abord ceux-là.
Une fois les portes refermées, il faut empêcher qu’elles se rouvrent. Ce chantier combine des réglages par défaut, des étiquettes et des règles.
Trois décisions se prennent au niveau du tenant : désactiver ou restreindre les groupes de partage à l’échelle de l’entreprise, faire de même pour les liens « Tout le monde », et imposer une étiquette de confidentialité à la création de chaque site. Pour les sites les plus sensibles, le contrôle d’accès restreint réserve l’accès aux membres d’un groupe précis, quels que soient les partages déjà accordés.
Une étiquette classe un contenu (public, interne, confidentiel) et peut le chiffrer. La documentation Purview sur Copilot précise comment Copilot les traite. Quand un fichier étiqueté est ouvert, l’application affiche le nom de l’étiquette. Quand l’étiquette chiffre le contenu, l’utilisateur doit disposer de deux droits d’usage, l’affichage et l’extraction, pour que Copilot renvoie les données. Les e-mails protégés par S/MIME ne sont jamais renvoyés.
Comment étiqueter des millions de fichiers sans y passer deux ans ? Microsoft défend une approche dite « sécurisé par défaut », en quatre étapes. Son principe : ne pas demander aux utilisateurs de décider quand protéger. Tout est protégé d’emblée, et ils ne signalent que les exceptions.
Attention au niveau de licence. L’étiquetage automatique, l’étiquette par défaut d’une bibliothèque SharePoint et la gestion des risques internes font partie des fonctions que Microsoft soumet à un abonnement particulier, en renvoyant vers ses descriptions de service. C’est le premier point à faire vérifier par votre revendeur.
La page consacrée à Copilot dans la prévention des pertes de données, mise à jour le 5 octobre 2026, décrit quatre règles possibles.
| Règle | Ce qu’elle fait | État |
|---|---|---|
| Bloquer par étiquette | Copilot n’utilise pas le contenu des fichiers et des e-mails portant les étiquettes choisies. L’élément peut encore apparaître en citation. | Pas de mention de préversion |
| Bloquer la recherche web | Si la requête contient une donnée sensible, Copilot répond sans interroger le web. | Pas de mention de préversion |
| Bloquer la requête | Copilot ne répond pas quand la requête contient un type de donnée sensible défini (numéro de carte, par exemple). | Préversion, en cours de déploiement |
| Bloquer les e-mails externes | Copilot écarte les e-mails d’expéditeurs externes de ses réponses. | Préversion |
Deux précisions utiles. Le blocage par étiquette ne s’applique qu’aux e-mails envoyés depuis le 1er janvier 2025. Et le contrôle des requêtes ne lit que le texte tapé par l’utilisateur, pas le contenu des fichiers qu’il joint.
Purview enregistre les requêtes et les réponses de Copilot dans le journal d’audit unifié, avec les fichiers consultés et leur étiquette. L’explorateur d’activités permet de les passer en revue. Un modèle de règle de gestion des risques internes, « Utilisation risquée de l’IA », repère les comportements à risque, dont les tentatives d’injection de prompt. Nous expliquons ce type d’attaque dans notre article sur l’injection de prompt.
La préparation des données occupe l’essentiel du temps. Trois réglages de votre tenant Copilot demandent pourtant une décision écrite, parce qu’ils touchent à la sortie de données.
Quand la recherche web est active, Copilot envoie à Bing une requête de quelques mots, construite à partir de la demande de l’utilisateur. D’après la page sur l’accès au web, cette requête ne contient ni la demande entière (sauf si elle est très courte), ni les fichiers, ni l’identité de l’utilisateur ou du tenant. Mais la même page précise que l’accord de protection des données de Microsoft ne s’applique pas à cet usage : Bing fonctionne séparément de Microsoft 365.
Le réglage s’appelle « Allow web search in Copilot » et se trouve dans le service de stratégie cloud. Il a trois positions : activé partout, désactivé partout, ou désactivé en mode Travail et activé en mode Web. La troisième est un compromis raisonnable pour démarrer.
Copilot peut aussi s’appuyer sur les modèles d’un autre fournisseur. Anthropic est devenu sous-traitant de Microsoft, et ses modèles servent dans Researcher, dans Copilot au sein des applications Microsoft 365 et dans Copilot Studio. La page consacrée à ce sous-traitant indique deux choses pour un tenant européen. Les modèles d’Anthropic y sont désactivés par défaut. Et ils sont pour l’instant exclus de la limite de données de l’Union européenne.
Les activer est possible, pour les utilisateurs ou les groupes de votre choix, depuis le centre d’administration : Copilot, puis Paramètres, puis « View all », puis « AI providers operating as Microsoft subprocessors ». Prenez cette décision avec votre délégué à la protection des données.
Les agents sont activés par défaut dans tous les tenants disposant de licences Copilot. D’après la page d’administration des agents, vous les gérez depuis la page Agents et le registre des agents du centre d’administration : nom, créateur, date, produits hôtes, disponibilité. Un agent publié pour toute l’organisation passe par votre approbation. Vous pouvez bloquer ou retirer ceux qui posent problème.
Posez la règle avant le premier agent partagé. Qui peut en créer ? Qui approuve ? Qui en reste responsable quand son auteur change de poste ?
💡 À ne pas confondre avec un agent IA sur mesure : cet article prépare le tenant pour Copilot en tant qu’assistant, qui répond à une demande à la fois. Concevoir des agents qui enchaînent seuls plusieurs étapes relève de Copilot Studio et demande son propre cadre de gouvernance, que nous traitons dans notre formation aux agents IA.
La gouvernance Copilot ne s’arrête pas au lancement. Le troisième chantier du plan de Microsoft répond à une question simple : dans un an, saurez-vous dire ce que l’assistant a fait ?
Sur le RGPD, nous ne vous donnerons pas ici d’avis juridique. Deux faits sont utiles à votre délégué à la protection des données. Microsoft s’engage, pour les comptes professionnels, à ne pas utiliser les requêtes, les réponses et les données consultées pour entraîner ses modèles de base, et à garder le trafic des utilisateurs européens dans la limite de données de l’Union, avec les deux exceptions vues plus haut (recherche web, modèles d’Anthropic). Pour le reste, registre des traitements, information des salariés, analyse d’impact éventuelle, le raisonnement est celui de tout outil d’IA en entreprise. Notre dossier IA et droit en France en donne le cadre, et notre article sur le RGPD et ChatGPT la méthode pour décider quelles données peuvent être saisies.
Le tenant Copilot est prêt. Restent les personnes.
Le guide de configuration de Microsoft découpe le déploiement Copilot en trois phases : un pilote sur un petit groupe, un déploiement sur un groupe plus large, puis l’exploitation courante. Il recommande de choisir les premiers utilisateurs dans plusieurs services, parmi ceux qui se servent déjà beaucoup de Microsoft 365. Les rapports d’utilisation du centre d’administration permettent de les repérer. Ces pionniers deviennent ensuite des référents : ils aident leurs collègues et déchargent l’équipe informatique des questions courantes.
Quelle taille pour le pilote ? Microsoft ne donne aucun chiffre. Le tableau de bord Copilot en donne un, indirectement. D’après sa documentation, un tenant qui compte moins de 50 licences Copilot n’a pas accès aux tendances par semaine et par mois, aux comparaisons ni aux données sur les agents. À partir de 50 licences, tout est ouvert. Si vous voulez mesurer sérieusement votre pilote, c’est un seuil à garder en tête.
Trois délais sont à intégrer dans votre calendrier. Copilot peut mettre jusqu’à 24 heures à apparaître dans certaines applications après l’attribution de la licence. Un nouvel utilisateur peut mettre jusqu’à sept jours à figurer dans le tableau de bord. Et les chiffres d’adoption portent sur les 28 derniers jours, avec un retard pouvant atteindre six jours. Un pilote de deux semaines ne se lit donc pas dans l’outil.
Le pilote sert à deux choses que la technique ne donne pas. Il révèle les accès trop larges que les rapports ont manqués, parce que les utilisateurs tombent dessus et le disent. Prévoyez un canal simple pour ces remontées. Et il montre ce que les gens demandent vraiment à l’assistant, ce qui nourrit la formation des vagues suivantes.
C’est le moment où la formation pèse le plus. Un utilisateur qui obtient trois réponses médiocres la première semaine n’y revient pas, et aucune règle Purview ne corrigera cela. Nos sessions de prise en main de Copilot en entreprise sont construites pour ces premières semaines, application par application. Notre bibliothèque de 25 prompts Copilot pour Office peut servir de support entre deux sessions.
Attribuer toutes les licences le premier jour. Une seule licence suffit pour ouvrir SharePoint Advanced Management. Achetez celles du groupe projet, lancez l’audit, puis élargissez.
Bâtir son plan sur la recherche SharePoint restreinte. Elle ne peut plus être activée depuis le 31 juillet 2026.
Confondre masquer et corriger. La découverte de contenu restreinte retire un site des réponses de Copilot. Elle ne retire aucun droit. Le dossier reste ouvert à ceux qui en connaissent le chemin. C’est une protection provisoire, que le guide de Microsoft demande de lever une fois les accès corrigés.
Étiqueter à la main. Demander à chaque salarié de classer chaque document ne tient pas à grande échelle. L’héritage de l’étiquette du site et l’étiquette par défaut font l’essentiel du volume.
Oublier les réglages européens. La recherche web et les modèles d’Anthropic sortent du périmètre contractuel habituel. Ne pas décider, c’est laisser le réglage par défaut décider.
Arrêter après le lancement. De nouveaux sites se créent chaque semaine, avec de nouveaux partages.
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Microsoft ne publie aucune durée, et nous avons retiré les fourchettes en mois de notre première version, faute de source. Tout dépend de l’état de vos accès SharePoint. Les délais incompressibles sont connus : quatre jours pour la première évaluation automatique, plus d’une semaine pour appliquer la découverte de contenu restreinte à un très gros site, le temps que les propriétaires répondent aux revues d’accès. Si vos droits sont bien tenus, la préparation se résume à ces délais et à quelques réglages. Si tout est partagé avec tout le monde depuis dix ans, le chantier est d’une autre ampleur, Copilot ou non.
Pour démarrer, oui. SharePoint Advanced Management arrive avec la première licence Copilot attribuée, et le guide de Microsoft indique que les fonctions de base de Purview font partie de E3. Des fonctions avancées relèvent de E5 ou E7, sans que le guide en donne la liste. L’étiquetage automatique et la gestion des risques internes sont les deux points à faire confirmer par votre revendeur avant de les inscrire dans votre plan.
Pas forcément une personne à plein temps, mais un rôle identifié. Microsoft a créé le rôle Administrateur IA, qui ouvre les réglages de Copilot et des agents sans donner les droits d’administrateur général. Les chantiers décrits ici demandent aussi un administrateur SharePoint et un accès au portail Purview. Dans une petite structure, la même personne peut porter les trois. L’important est qu’un nom soit associé à la lecture des rapports après le lancement.
Les requêtes, les réponses et les données consultées ne servent pas à entraîner les modèles de base, et le trafic des utilisateurs européens reste dans la limite de données de l’Union. Deux cas font exception. La recherche web envoie à Bing une requête de quelques mots, hors de l’accord de protection des données. Les modèles d’Anthropic, désactivés par défaut en Europe, sont exclus de la limite de données de l’Union si vous les activez. Les deux se règlent dans le centre d’administration.
Non pour une nouvelle activation : Microsoft la bloque depuis le 31 juillet 2026 et la décrit comme une solution de court terme, non conçue pour durer. Microsoft renvoie vers des contrôles plus complets, dont la découverte de contenu restreinte, qui agit site par site au lieu de limiter Copilot à une liste de cent sites. Celle-ci exige que l’organisation dispose de licences Copilot et de SharePoint Advanced Management.
Les outils sont accessibles à une équipe informatique qui connaît SharePoint et Purview, et la documentation de Microsoft est désormais organisée en étapes. Un partenaire fait gagner du temps sur deux points : la lecture des rapports sur un gros tenant et le paramétrage des étiquettes. Nous ne citons plus de fourchette de prix, celles de notre première version n’étaient pas sourcées. Ce qu’aucun partenaire technique ne fait à votre place, c’est décider qui doit voir quoi. Cette décision appartient aux responsables de service.
Oui, avec des nuances. Pour un fichier chiffré par une étiquette, l’utilisateur doit avoir les droits d’affichage et d’extraction pour que Copilot en renvoie le contenu. Un document protégé par mot de passe reste inaccessible, sauf si l’utilisateur l’a déjà ouvert dans l’application. Les e-mails protégés par S/MIME ne sont pas renvoyés. Microsoft recommande aussi d’activer les étiquettes pour SharePoint et OneDrive. Sans cela, les fichiers chiffrés que Copilot peut lire se limitent à ceux qui sont ouverts dans les applications Office sous Windows.
Préparer son tenant Copilot n’a rien d’un projet d’intelligence artificielle. C’est un projet de rangement, que Copilot rend urgent. Notre avis : l’ordre compte plus que la vitesse. Les accès d’abord, les étiquettes ensuite, le gros des licences en dernier.
Le premier geste ne demande aucun comité. Ouvrez Purview, lisez l’évaluation automatique de vos cent sites les plus utilisés, et regardez combien d’éléments sont partagés avec toute l’organisation. Ce chiffre vous dira si le lancement est proche ou si un vrai chantier vous attend.
La partie technique a une fin. La partie humaine n’en a pas : des équipes qui savent formuler une demande, vérifier une réponse et signaler un accès anormal. Si vous voulez installer ces réflexes au-delà de Copilot, notre formation à l’IA générative pour donner à vos équipes des pratiques communes couvre la méthode, quel que soit l’assistant.
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